Si la société de consommation ne produit plus de mythe, c'est qu'elle est elle-même son propre mythe. À un Diable qui apportait l'Or et la Richesse (au prix de l'âme) s'est substituée l'Abondance pure et simple. Et au pacte avec le Diable le contrat d'Abondance.
Partout il y a de l'or jaune dans le monde, mais les gens à barbe et à cheveux blancs y sont rares.
"J'achèterai tout", a dit l'or ; "Je prendrai tout", a dit l'épée.
Les latins disaient : la faim de l'or, auri fames. Nous, plus énergiquement, la soif de l'or. La soif est en effet un besoin plus violent et dont la satisfaction cause l'ivresse.
La vie a été un enfer ces dernières années. On se tuait, on se volait, on s'assassinait. Tout le monde se livrait au brigandage. Beaucoup sont devenus fous ou se sont suicidés. Tout ça pour l'or, et cet or, s'est transformé en eau-de-vie...
L'or donne à la chose la plus laide un certain air charmant, car sans cela ce serait une affaire misérable.
Une fois, les soleils rougis battaient les tempes des poètes et des conquérants. Et comme l'eau valait plus cher que l'or ils buvaient leur sueur et remerciaient la Providence. Mais la mer elle-même n'eût pu les apaiser
L'âge d'or était l'âge où l'or ne régnait pas.
L'épreuve est nécessaire à la vertu et l'or sort plus fin de la coupelle.
L'or, toujours refondu, est exaspéré de l'indécision des gens.
L'or est un terrible appât pour qui n'y prend garde.
Pour persuader, souvent la parole a plus de poids que l'or.
La prospérité se mesure à l'aune de la seule conquête, ou de la prédation de ressources déjà existantes - et les seules qui vaillent, après quelques illusions perdues, sont celles de l'or et de l'argent.
Le bonheur ne réside pas dans les biens, et ni dans l'or, le bonheur habite dans l'âme.
Mieux vaut dictature de fer qu'anarchie de l'or.
Les navires qui arrivaient amenaient des gens nouveaux, des hommes et des femmes qui débarquaient en quête de l'or facile qui naît sur l'arbre du cacao.
L'or et l'argent s'oxydent eux-mêmes et pourrissent les autres.
Le bonheur ne consiste pas dans la possession de troupeaux et de l'or. C'est l'âme qui est le siège de la béatitude.
Si j'avais pu suivre mes plans jusqu'au bout, j'aurais été en très peu de temps l'homme le plus riche du monde : la découverte de l'or m'a ruiné.
Nous éprouvons l'or dans le feu, nous discernons nos amis dans l'adversité.
Eh bien ? Parce qu'ils n'adorent pas l'or et l'argent au point de leur sacrifier corps et âme, est-ce une raison pour les traiter de bêtes ? N'est-ce pas plutôt le contraire ?
Mon Dieu... pourquoi as-tu voulu cette bataille continuelle ? Pourquoi as-tu collé les yeux de la plupart des hommes avec de la glu ? Pourquoi les as-tu envenimés du goût de l'or et de la possession ? Pourquoi as-tu donné à certains d'entre eux l'intelligence la plus fine pour défendre l'horreur totale ?
Nous avons la liberté. Mais nous ne savons pas nous en servir. Nous usons d'elle comme de l'or : nous la thésaurisons, nous ne la faisons pas fructifier.