Un bon journaliste ne lit qu'un journal, le sien, et dans ce journal, il ne lit qu'un article, le sien.
Ne nous racontons pas d'histoires, le journaliste n'est pas un saint, il se salit les mains. Laissons la morale à d'autres.
L'interview est un jeu truqué et, par définition, le journaliste est quelqu'un dont il faut se méfier. Il transpose les propos, les modifie, les sort de leur contexte... C'est un adversaire, pas du tout un ami ou un confident.
Dans les dictatures, il y a un policier derrière chaque journaliste. Dans les démocraties, il y a un policier dans chaque journaliste.
Vous faites de la politique ou vous êtes journaliste ?
Si vous voulez être journaliste, si vous y pensez sérieusement, vous devez oublier la sécurité, la stabilité, le prévisible.
Pour un journaliste il est essentiel d'inspirer de la sympathie aux gens importants comme les policiers, les douaniers, les concierges, les employés, les préposés, les contrôleurs et les ministres.
Car le journaliste est l'adversaire du communicant. Son rôle consiste à arracher les costumes et à déconstruire les sourires. Pour cela, il faut oser toutes les questions et exiger toutes les réponses.
On emmène tous une partie de notre boulot à la maison. Un chirurgien va repenser à ses opérations, un journaliste aux questions qu'il a posées et moi à ce que j'aurais pu faire mieux ou différemment devant les caméras.
Ce qu'il faut savoir, c'est si tu es déjà journaliste maintenant, parce que si tu l'es, tu pourras le devenir. Autrement non.
Un journaliste qui n'a pas de pressions, c'est qu'il fait mal son boulot !
Un critique de rock, journaliste mondain, doit se choisir un look pour devenir quelqu'un. On peut aller à droite, les cheveux demi-longs, avec une cravate et des complets-veston. On peut aller à gauche, avec les cheveux courts et des allures de super de vrai conquistador.
Un journaliste m'a demandé quelle était ma formule du bonheur...Je sais que ce n'est pas le travail, c'est peut-être d'avoir des enfants ? Je sais que pour moi, c'est l'amour !