Si les portes de la perception étaient purifiées,Toutes les choses apparaîtraient à l'homme telles qu'elles sont, infinies.Car l'homme s'est enfermé, jusqu'à voir toutes chosesAu travers des étroites fentes de sa caverne.
Il y a deux raisons qui font qu'un homme s'abstient de mal faire : la première est qu'il est supérieur à l'idée de faire le mal, l'autre, qu'il est incapable de le commettre, par bêtise, faiblesse ou tout autre cause.
La vertu d'amour est un don d'en haut, une grâce qui descend dans le coeur de l'homme, s'il en est digne.
De toutes les activités auxquelles l'homme s'est jusqu'alors essayé - guerre, politique, religion, jeux violents, sadisme sans réciprocité - faire de l'argent reste socialement la moins dommageable.
Chaque homme s'invente lui-même. Mais c'est une invention dont il ne connaît pas le terme.
À femme peu commode, tout homme s'accommode.
L'homme, s'il le veut, peut toujours à côté d'un arbre mort planter un arbre de vie.
Si un homme s'ennuie... excitez-le ; si une femme s'ennuie, retenez-la !
L'arbre, comme l'homme, s'affine en société.
Rarement homme s'enrichit sans tromper son prochain.
Un homme glisse sur une peau de banane devant dix personnes. S'il rit, c'est de l'humour. Dix personnes glissent sur dix peaux de bananes devant un homme. S'il rit, c'est de l'imprudence !
Le visage du monde se farde de plus en plus. L'artifice l'envahit à mesure que l'homme s'en rend maître.
La liberté dépend du degré d'évolution. D'après sa façon de penser, de sentir et d'agir, l'homme s'approche de la fatalité ou de la providence.
A quoi que ce soit que l'homme s'applique, la nature l'y destinait.
C'est au sein du transitoire que l'homme s'accomplit, ou jamais.
Nous avons proposé la foi au ciel, à la terre, aux montagnes : ils ont refusé de s'en charger; ils ont tremblé de la recevoir. L'homme s'en chargea et il est devenu injuste et insensé.
Je suis furieuse contre une société qui m'a éduquée sans jamais m'apprendre à blesser un homme s'il m'écarte les cuisses de force, alors que cette même société m'a inculqué l'idée que c'était un crime dont je ne devais jamais me remettre.
L'homme s'abat, s'agenouille, se prosterne.
Un homme s'identifie peu à peu avec la forme de son destin ; un homme devient à la longue ses propres circonstances.
Si l'homme s'étudiait le premier, il verrait combien il est incapable de passer outre.
Quand la passion emporte l'homme, la raison le suit en pleurant et en l'avertissant du danger. Mais dès que l'homme s'est arrêté, la passion lui crie : « Et moi, je vais donc mourir ? »
Quand l'homme emprisonne les beautés de la nature et aussi le vol des oiseaux, parfois, il ne le fait pas par méchanceté. Je suis convaincue que quand l'homme s'étonne des hautes qualités de Dieu et de la nature il peut aussi devenir un assassin.
Quand l'homme s'applique, même les pierres flambent.
L'homme s'appartient quand il ne se compare plus à aucun homme.
Si les choses étaient toujours ce qu'elles paraissent, comme l'imagination de l'homme s'en trouverait appauvrie !