Je hais les indifférents. Pour moi, vivre veut dire prendre parti. Qui vit vraiment ne peut ne pas être citoyen et parti prenant. L'indifférence est apathie, elle est parasitisme, elle est lâcheté, elle n'est pas vie. C'est pourquoi je hais les indifférents.
Aime le travail et hais le pouvoir et ne te fais pas connaître aux dirigeants.
Je hais cet accidentel repentir que l'âge apporte.
Je hais le péché, mais j'aime le pécheur.
Je ne peux pas supporter le Marquis de Sade. Je hais ses écrits. Pour autant, je détesterais qu'on le censure
Je hais l'amour. Mais moins que je t'aime
S'il y a une notion que je hais plus qu'une autre, c'est celle du mariage - je veux dire du mariage au sens vulgaire, faible, comme une simple question de sentiment.
Vivre longtemps signifie survivre à beaucoup d'être aimés, haïs, indifférents.
Je hais les criminels qui s'appuient sur les lois.
Le malheur ne m'a pas changé, je ne hais que la haine.
Si je hais les indifférents, c'est aussi parce que leurs pleurnicheries d'éternels innocents me sont insupportables. Je demande des comptes à chacun d'eux sur la façon dont il a accompli la tâche que la vie lui a assignée et lui assigne quotidiennement, sur ce qu'il a fait et, surtout, sur ce qu'il n'a pas fait.
Je hais les femmes parce qu'elles savent toujours où sont les choses.
Je hais les téléphones portables, je hais Sagan, je hais Baudelaire et tous ces charlatans. Je hais mon orgueil.
Hais comme si un jour tu devais aimer.
Je hais les mauvaises critiques, surtout si elles sont fondées.
Hais ceux qui flattent autant que ceux qui trompent, car les uns et les autres, quand on les écoute, font tort à ceux qui les croient.