La fausse modestie est le chef-d'oeuvre de la vanité : montrant l'homme vain sous un jour si illusoire qu'il apparaît dans la réputation de la vertu tout à fait opposée au vice qui constitue son véritable caractère ; c'est un leurre.
La modestie est non seulement un ornement, mais aussi un gardien de la vertu.
Un Anglais voit de la vertu là où il n'y a que de l'inconfort.
L'utilité de la vertu est si manifeste que les méchants la pratiquent par intérêt.
Ami de la vertu plutôt que vertueux.
L'idée des droits n'est autre chose que l'idée de la vertu introduite dans le monde politique.
Au sommet de l'orgueil, l'eau de la vertu ne reste pas.
La vertu n'est pas de la vertu si elle n'est pas accompagnée de douceur et de miséricorde.
La véritable amitié ne comporte pas seulement l'estime, mais le respect ; il faut que l'on sente, jusque dans les épanchements de l'intimité, la présence et la dignité de la vertu.
Affectez du moins l'apparence de la vertu.
Apprenez à discerner l'ami véritable, du flatteur artificieux, et jamais vous ne favoriserez le vice au préjudice de la vertu.
Il est difficile de rencontrer un ami de la vertu.
L'éducation doit avoir deux fondements : la morale comme support de la vertu, la prudence comme défense de soi contre les vices des autres. En laissant la balance pencher du côté de la morale, vous ne faites que des dupes ou des martyrs ; en le laissant pencher vers l'autre, vous faites des égoïstes calculateurs.
Une des propriétés de la vertu, c'est de ne pas exciter l'envie.