La neige m'inspire toujours autant d'admiration. Considérez un seul petit flocon de neige, si délicat, si fragile, si éthéré. Et pourtant, qu'un milliard d'entre eux se rassemblent grâce à la force majestueuse de la nature, ils peuvent foutre en l'air toute une ville.
De l'école, je ne garde que le souvenir de ma montre. Combien de temps avant la fin du cours, combien avant la fin de la journée. Même le travail, pendant le quel je me suis pourtant souvent ennuyée, ne m'a jamais inspiré autant d'impatience.
Si le monde était vraiment gouverné par le hasard, il n'y aurait pas autant d'injustices. Car le hasard est juste.
La tournure et la démarche ont autant d'accent que la parole.
Dans un cimetière, il y a autant d'histoires que de tombes.
Qui pourrait s'imaginer qu'à notre époque il se commet autant d'atrocités dans un pays chrétien et civilisé ? On épargne les enfants, qu'on vend ou qu'on donne pour en faire des domestiques, ou plutôt des esclaves, aussi longtemps toutefois que leurs possesseurs peuvent les persuader qu'ils sont esclaves.
On a découvert que les enfants à deux têtes sont loin d'avoir autant d'esprit que ceux qui n'en ont qu'une.
L'invention dans les beaux arts et dans les sciences n'est qu'un cas particulier. Dans les inventions mécaniques, militaires, industrielles, l'esprit humain a dépensé autant d'imagination que partout ailleurs.
Tant de routes. Autant de détours. Autant de choix. Autant d'erreurs.
Il y a autant d'expression dans les pieds que dans les mains.
J'ai autant d'idées libérales que d'idées conservatrices que je discute parfois avec moi-même.