La vie est un songe.
Le patriotisme a au moins ceci de bien : le héros ne sait jamais qu'il est mort pour rien.
Regarder, c'est être peintre. Souffrir, c'est être poète. De l'union de la plastique et de l'âme on peut faire naître le plus bel art vivant intégral : le théâtre.
Deux amertumes passent inaperçues : la mort du pauvre et la crânerie du riche.
Chaque homme craint au plus haut point de n'être plus pris en charge par quelque femme ou image féminine que ce soit. Personne ne peut vivre sans l'absolution d'une image féminine.
Refuser d'aimer par peur de souffrir c'est comme refuser de vivre par peur de mourir.
La recommandation d'un mort est bien peu de chose auprès des vivants.
Le seul facteur qui motive la peine de mort est la vengeance, et non la justice, et je suis fermement convaincu qu'un gouvernement qui interdit le meurtre de ses citoyens ne devrait pas se consacrer lui-même à la mort.
Celui qui connaît l'art de vivre avec soi-même ignore l'ennui.
L'abîme de l'éternité nous hante. Ainsi, s'interroge-t-on : nos actes retentiront-ils à travers les siècles ? Des inconnus entendront-ils notre nom bien après notre mort et se demanderont-ils qui l'on était, si l'on bataillait avec bravoure, et si l'on aimait avec fougue ?