Il suffit d'une pomme pourrie pour gâter tout le tas.
Le moi est une pourriture et une impasse. C'est un petit être inconfortable, malheureux, qui s'invente des mythologies pour continuer à vivre l'absurdité.
Notre âme tire sur notre chair comme un navire sur son ancre.
Expliquer une allusion culturelle, c'est comme pisser sur un ver luisant : ça l'éteint.
La chair est faible.
Un homme est-il de valeur si petite ? Est-ce une mouche ? Ou un ver qui mérite sans nul égard si tôt être détruit ?
La justice est sociale. On l'administre avec des règles fixes et non avec les frissons de la chair et les clartés de l'intelligence. Surtout ne lui demandez pas d'être juste, elle n'a pas besoin de l'être puisqu'elle est justice.
Les séductions de la chair sont moins distrayantes que celles du coeur et de l'esprit.
Je ne fais jamais d'album concept et je ne suis capable de chanter que des textes qui me donnent la chair de poule.
Il nous faut naître deux fois pour vivre un peu, ne serait-ce qu'un peu. Il nous faut naître par la chair et ensuite par l'âme. Les deux naissances sont comme un arrachement. La première jette le corps dans ce monde, la seconde balance l'âme jusqu'au ciel