Maman, quand tu es en colère,Je t'aime de travers.Maman, quand tu t'en vas,Je t'aime couci-couça.Maman, quand tu es de bonne humeur,Je t'aime de tout mon coeur.Maman, quand tu me cajoles,Je t'aime sans parole.Maman, quand je te dis ce poème,Comprends tu combien je t'aime ?
La poésie est une langue à part que les poètes peuvent parler sans crainte d'être entendus, puisque les peuples ont coutume de prendre pour cette langue une certaine manière d'employer la leur.
Je suis ambitieuse pour l'humanité ; moi je voudrais que tout le monde fût artiste, assez poète pour que la vanité humaine disparût.
Le roman prend corps pour ensuite se vêtir. Prenant âme; la poésie demeure nue.
Le langage populaire, avec son radotage obsessionnel, sa pauvreté de vocabulaire, sa manie fastidieuse d'énumérer des détails superflus, sa dépendance du concret, voilà d'où surgit soudain la poésie sans crier gare.
Que le poète obscur persévère dans son obscurité, s'il veut trouver la lumière.
La poésie immortalise tout ce qu'il y a de meilleur et de plus beau dans le monde.
Les oiseaux ne laissent qu'un chant éphémère ; l'homme passe, mais sa renommée survit.
Ne faut-il pas croire dans la vie pour réciter de la poésie ?
Il ne faut pas poète plus haut que son luth.