Un compromis, c'est l'art de couper un gâteau de telle manière que chacun pense avoir la plus grosse part.
Le génie crée, l'esprit arrange.
La peinture remonte des coups de pinceau comme un poème naît des mots. Le sens vient plus tard.
Toute tentative d'apprendre est autodestructrice. Lorsque vient l'érudition, la poésie s'en va.
Il existe une zone de flou artistique entre le célibat dépressif et le mariage ennuyeux : baptisons-la bonheur.
La poésie est aussi réflexion sur le sens puisque c'est l'écoute des intuitions, des pensées, des valeurs qui affleure le poème.
Le lecteur de la poésie n'analyse pas, il fait le serment de l'auteur, son proche, de demeurer dans l'intense.
C'est le privilège du vrai génie, et surtout du génie qui ouvre une carrière de faire impunément de grandes fautes.
L'honnêteté artistique empêche parfois la naissance de l'artiste.
Il faut être un homme vivant et un artiste posthume.