Si je devais mourir un jour, je crois qu'avec le temps, je finirais par me regretter.
Le cinéma semble devoir toujours osciller entre deux tendances : la capture plus ou moins brute du réel (le document) et la construction d'un espace imaginaire (le rêve).
Face à ma première ride je me suis dit : j'entre dans la seconde partie de ma vie.
La minute où vous montez sur scène, vous obtenez huit pieds de plus.
Je suis né et j'ai travaillé dans une période que l'on pourrait qualifier d'enviable.
J'arrive une heure avant la messePour la joie de la voir passerEt pendant qu'elle est à confesseJe suis jaloux de son curéJe me lève et je m'agenouilleJe me sens comme crucifiéPar tous les regards qui me fouillentDes grenouilles de bénitier.
Le ciel était clair - remarquablement clair - et le scintillement de toutes les étoiles semblait n'être que le battement d'un corps, chronométré par une pulsation commune.
Il vient toujours une heure dans l'histoire où celui qui ose dire que deux et deux font quatre est puni de mort.
Il nous faut naître deux fois pour vivre un peu, ne serait-ce qu'un peu. Il nous faut naître par la chair et ensuite par l'âme. Les deux naissances sont comme un arrachement. La première jette le corps dans ce monde, la seconde balance l'âme jusqu'au ciel
Les écoles, les coteries ne sont autre chose que des associations de médiocrités, pour se garantir mutuellement un semblant de renommée qui, à la vérité, est de courte durée mais qui fait traverser la vie agréablement.