Le plus grand malheur du siècle, c'est la discrimination dont le bonheur fait preuve.
Ne pas être belle fut une bénédiction. Cela m'a obligée a développer d'autres ressources intérieures. Une jolie fille a un handicap à surmonter.
Le sexisme comme le racisme commence par la généralisation. C'est-à-dire la bêtise.
Le sexe pour les femmes, hors l'amour, c'est toujours dégradant.
A égalité avec "millénaire" et "tendance", le mot "extrême" est le plus indigestiblement charrié de cette époque qui ne serait probablement pas aussi formidable si elle n'était d'abord la nôtre.
Le sexe des garçons, il leur sert à tout. Ca sert à faire la guerre, président de la République, directeur, aviateur. Ca sert à penser, à tout commander ; à décréter ; à légiférer. Accessoirement, ça sert à faire des enfants et même à faire pipi.
Il a été décidé qu'on reparlerait, dès les petites classes, d'éducation civique, d'honnêteté, de courage, de refus du racisme et d'amour de la République. Il est dommage que l'école ne soit fréquentée que par les enfants.
Même si notre sexe influe sur notre façon d'agir, il n'est pas pour autant le seul élément constitutif de notre comportement.
Combien de siècles faudra-t-il pour admettre qu'attribuer un sexe à Dieu est un blasphème ?
Si certaines des filles que je fréquentais ne se rasaient pas, c'était pour protester contre l'ordre établi. Selon elles, le marché de la beauté n'était qu'une manière d'exploiter le sexe et de dicter aux gens ce qu'ils devaient faire. Elles [...] ► Lire la suite