La vie peut se rassasier de plaisir mais elle est toujours affamée de douleur.
Il est pire, bien pire, de s'épuiser que de mourir.
J'ignore si la vie est plus grande que la mort mais l'amour l'est plus que les deux.
L'amour, c'est parfois si intense, si fulgurant, presque douloureux, que nous ne pouvons le vivre que pendant quelques instants rares et privilégiés. Tenter de les prolonger, quelle erreur.
Ils craignent de mourir, et ils ne craignent pas de vivre !
Vivre la route. Ne jamais quitter la route. Toujours plus loin, toujours en exil. Ne plus vivre l'idée du temps, n'avoir aucune horloge, que des couchers de soleil à l'horizon qui ne cesse de reculer plus on avance.
Tout le monde a droit de vie ici-bas, et la mort de faim est un crime social.
La mort est affreuse quand on est dénué de tout ce qui peut nous consoler en cet état.
On peut décréter et ressentir sa mort, sans attenter à sa vie. La mort est un état d'âme.
L'amour ne meurt jamais de mort naturelle. Il meurt parce que nous ne savons pas comment revenir au fondement de cet amour. Il meurt de la cécité, des erreurs et des trahisons. Il meurt de maladie et de blessures. Il meurt d'ennui et de flétrissement.