Il ne faut pas reprocher aux gens leur vieillesse, puisque tous nous désirons y parvenir.
La mort est une maladie de l'imagination.
La jeunesse veut l'espace ; la vieillesse, le temps.
L'amitié est une maladie qui n'a guère d'autre remède qu'une poignée de terre.
Etre seul est devenu une maladie honteuse. Pourquoi tout le monde fuit-il la solitude ? Parce qu'elle oblige à penser.
Chaque homme doit avoir ainsi toute sa vie un âge essentiel auquel il aspire aussi longtemps qu'il ne l'a pas atteint, auquel il s'accroche quand il l'a dépassé.
Posséder sa jeunesse fait ignorer la jeunesse.
Grâce à la technologie des armes et des transports, le XXème siècle a découvert une barbarie que ni l'Antiquité ni le Moyen Âge n'avait connue, la guerre contre les enfants.
La jeunesse serait idéale si elle venait un peu plus tard dans la vie.
Hélas ! C'est la fièvre de la jeunesse qui maintient le reste du monde à la température normale. Quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents.