C'est pas avec des idées poétiques qu'on fait une révolution.
Le principe de la monarchie se corrompt lorsque des âmes singulièrement lâches croient que ce qui fait que l'on doit tout au prince fait que l'on ne doit rien à sa patrie.
Les débats qui ont eu lieu autour du bicentenaire de la Révolution française montrent qu'il est impossible d'éliminer celle-ci non seulement de l'histoire, mais également de l'identité de la France.
L'art et la révolte ne mourront qu'avec le dernier homme.
C'est que l'âge se révolte à tout âge contre l'âge !
La lutte et la révolte impliquent toujours une certaine quantité d'espérance, tandis que le désespoir est muet.
Pour se suicider, il faut beaucoup s'aimer ; un vrai révolutionnaire ne peut pas s'aimer.
Il n'est sans doute pas facile, même pour le créateur lui-même dans l'intimité de son expérience, de discerner ce qui sépare l'artiste raté, bohème qui prolonge sa révolte adolescente au-delà de la limite socialement assignée, de l'"artiste maudit", victime provisoire de la réaction suscitée par la révolution symbolique qu'il opère.
Commémorer la Révolution française est un peu comme célébrer le jour où on a attrapé la scarlatine.
C'est justement pour préserver ce qui est neuf et révolutionnaire dans chaque enfant que l'éducation doit être conservatrice, c'est-à-dire assurer "la continuité du monde".