Résistance et obéissance, voilà les deux vertus du citoyen. Par l'obéissance il assure l'ordre ; par la résistance, il assure la liberté.
L'acclamation a fait tous les maux de tous les peuples. Le citoyen se trouve porté au-delà de son propre jugement, le pouvoir acclamé se croit aimé et infaillible ; toute liberté est perdue.
Jamais une démocratie n'a fait jusqu'ici la guerre à une démocratie.
Notre démocratie est parfaitement bancale. Elle n'avance que sur une seule jambe. Elle écarte de sa représentation plus de la moitié des citoyens.
Un indécis mou est un électeur qui n'est pas sûr de ne pas être décidé.
Notre Constitution n'a été faite que pour un peuple moral et religieux. Il est tout à fait inadéquat pour le gouvernement de tout autre.
Rien n'est plus désagréable qu'un homme se cite lui-même à tout propos.
Plus on enseigne la démocratie au peuple, plus il se sent faible, semble-t'il, et il réclame un père fort pour le protéger.
Je respecte trop la démocratie pour risquer de la dérégler en votant.
La démocratie républicaine est trop parfaite et exige des vertus et des talents politiques bien supérieurs aux nôtres.