L'impulsion du voyage est l'un des plus encourageants symptômes de la vie.
La postérité, de plus en plus, me paraît ressembler à un voyageur pressé qui fait sa malle, et qui ne peut y faire entrer qu'un petit nombre de volumes choisis.
Le paysan prie qu'il pleuve, le voyageur qu'il fasse beau, et les dieux hésitent.
Le récit est présent dans tous les temps, dans tous les lieux, dans toutes les sociétés ; le récit commence avec l'histoire même de l'humanité ; il n'y a pas, il n'y a jamais eu nulle part aucun peuple sans [...] ► Lire la suite
Au climat de libre exploration créé par la Renaissance, la Contre-Réforme catholique oppose une atmosphère d'étroite surveillance ; tout comme à la" confiance" (fiducia), elle oppose une "piété" qui subordonne les oeuvres à un contrôle ecclésiastique, véritable monopole parental.
Un siècle a passé depuis que Darwin nous livra les premières lueurs sur l'origine des espèces. Nous savons à présent ce qu'ignorait avant nous toute la caravane des générations : que l'homme n'est qu'un compagnon voyageur des autres espèces dans l'odyssée de l'évolution.
Le tourisme avec les sociabilités ludiques qu'il favorise, les images qu'il génère, est un dispositif d'appréhension graduée, codée et non traumatisante de l'extérieur et de l'altérité.
Le bon voyageur n'a pas d'itinéraire et n'a pas l'intention d'arriver.
Il y a des voyages qui se font avec un seul bagage : le coeur.
Toute biographie digne d'être écrite est le récit d'une ascension.