L'unité politique ne signifie pas l'absorption de la nation.
Le peuple de cette nation a parlé. Il nous a donné une victoire claire, une victoire convaincante.
En tout pays, chacun renâcle devant certaines contraintes du progrès. Mais dans les pays polycentriques, ce refus est surmonté : les récalcitrants ne peuvent s'en prendre à personne d'une évolution qui est celle de l'époque; elle les déborde de toutes parts; elle est un défi, qu'ils relèvent.
La meilleure politique dans la conduite de la vie est celle de n'en avoir aucune.
L'armée est une nation dans la nation ; c'est un vice de nos temps.
Un grand pays ne peut subjuguer que le petit peuple qui ne sait pas se rassembler pour faire avec tous ses moyens, face à l'agression.
Aux États-Unis, nous avons plus de femmes pauvres que toute autre nation industrialisée.
Je suis libre d'avoir une opinion - et c'est déjà très beau - mais je voudrais bien être libre aussi de n'en pas avoir.
Dictateur. Chef d'une nation qui préfère la pestilence du despotisme à la plaie de l'anarchie.
A la mort, ce qui comptera, ce sera la densité de notre amour et de notre esprit de service.
La mort vient figer nos traits ; elle crée, pour nous seuls, une patrie de silence et de repos.
Au pays des boiteux chacun pense qu'il marche droit.
Un régime est le seul jeu où vous gagnez en perdant.
Sitôt qu'un Français a passé la frontière, il entre en pays étranger.
Oui, nous sommes un pays d'asile quand il s'agit de recevoir quatre poètes grecs persécutés et un littérateur russe échappé de Sibérie. Mais pas quand il en arrive quatre cent mille par an pour venir manger du maïs et du grain !
Qu'est-ce qu'une opinion ? Une limite imposée à soi-même.
L'homme politique s'exprime d'abord par ses actes ; c'est d'eux dont il est comptable ; discours et écrits ne sont que des pièces d'appui au service de son oeuvre d'action.
Il n'y a rien de plus important pour l'avenir de ce pays que d'investir dans nos jeunes.
Tout ce que je veux, c'est la même chose que vous voulez. Avoir une nation avec un gouvernement aussi bon, honnête, décent, compétent, compatissant et rempli d'amour que le peuple américain.
Inspirons, s'il est possible, à la nation l'amour de l'architecture nationale. C'est là, l'auteur le déclare, un des buts principaux de ce livre ; c'est là un des buts principaux de sa vie.
L'idée de patrie est une idée de ville. La petite patrie, c'est la grande, c'est l'unique.
Il pense par contagion et attrape une opinion comme un rhume.
Je ne peux pas défendre devant mes concitoyens de toutes opinions l'idée que le président de la République française serait élu dans une élection de laquelle les principaux candidats seraient exclus.
Sous l'Ancien Régime, le Roi chiait devant la Cour. Pourquoi cette cérémonie s'était-elle perdue ? Si le Président de la République chiait chaque soir en direct à la télévision, nul doute qu'on le respecterait un peu plus.
Il ne s'agit pas de faire ce qu'on veut, mais de vouloir ce qu'il serait une faute de ne pas faire. La politique n'est pas autre chose.
Pour tout homme, le premier pays est sa patrie et le second, c'est la France.
Notre pays cultive la passion du patrimoine, de l'histoire. Mais avec la musique, il y a toujours eu un rapport difficile.
Le pays dépend bien souvent du coeur de l'homme : il est minuscule si le coeur est petit, et immense si le coeur est grand.
L'élite de ce pays permet de faire et défaire les modes, suivant la maxime : Je pense, donc tu suis.
Ma solitude est mon palais. C'est là que j'ai ma chaise, ma table, mon lit, mon vent, mon soleil. Quand je suis assise ailleurs que dans ma solitude, je suis assise en pays trompeur.
Je viens d'un pays ensoleillé où l'on ne se réveille que pour se reposer d'avoir dormi...