Prendre par le cou l'idée fuyante et lui écraser le nez sur le papier.
On ne doit pas plus exhiber sa culture que ses biceps. Il faut qu'elle saille sous la phrase comme les muscles sous le vêtement.
Si Dieu voulait que je me taise, il ne m'aurait jamais montré ce qu'il fait.
L'idée est dans les choses... Il n'y a que le monde qui parle.
Pour critiquer les gens il faut les connaître, et pour les connaître, il faut les aimer.
Etre captif, là n'est pas la question. Il s'agit de ne pas se rendre : voilà.
Dieu a donné une soeur au souvenir et il l'a appelée espérance.
Si un homme regarde très attentivement, il verra la chance ; car si elle est aveugle, elle n'est pas pour autant invisible.
L'écriture, en Chine, est la manifestation la plus élevée de la conscience. Écrire sur un objet, c'est lui accorder toute son âme, le dédier à soi-même.
Loin d'être le remède d'un pays malade, il [ndlr Macron] sera au contraire son poison définitif.
Participer à la restauration d'une oeuvre, c'est développer avec elle une relation privilégiée
En littérature, il y a des marchands d'idées et des marchands d'image. L'image va plus loin. Elle nous remet devant Dieu, notre destin, nos fautes, notre rédemption.
Tant que de l'autre en tant qu'autre n'aura pas été de quelque façon "accueilli" dans l'épiphanie, dans le retrait ou la visitation de son visage, il ne saurait y avoir de sens à parler de paix. Avec le même on n'est jamais en paix.
Le bonheur existe. Il est dans l'amour, la santé, la paix, le confort matériel, les arts, la nature et encore à des milliers d'endroits.
Pour savoir si l'eau d'un bol est chaude ou froide, il faut y mettre le doigt... Il ne sert à rien de discuter.
Sans la foi aux autres, la société se disloque. Nulle vie humaine n'est possible si elle ne fait confiance à une autre vie.
On ne sait jamais si l'on a bien agi envers les hommes. Il faut les adorer sans chercher à les comprendre. Leur sagesse est mystérieuse.
Quand un metteur en scène a fini son film, il ne lui appartient plus. Ce qui reste à la fin, c'est comment le film est passé à travers soi.
Dans toute chose il y a une faille. C'est ainsi qu'entre la lumière.
Si la vérité nous fait parfois défaut, c'est parce que nous avons commencé à lui manquer, en prétendant la régenter et la connaître.
Tout le monde s'amuserait, les riches surtout, si l'on pouvait préparer le plaisir, le salarier et lui assigner rendez-vous.
- Ça fait des années que j'attends de t'en parler. - Me parler de quoi ? - De moi. - De toi ! Mais t'as jamais parlé d'autre chose que de toi ! - Bon ben alors disons de mon coeur. [il lui [...] â–º Lire la suite
La guerre est comme la fièvre typhoïde ; il faut la fuir, mais si on l'attrape, il faut lutter.
Quand une fois on a accueilli le Mal chez soi, il ne demande plus qu'on lui fasse confiance.
Un combattant de la liberté apprend de façon brutale que c'est l'oppresseur qui définit la nature de la lutte, et il ne reste souvent à l'opprimé d'autre recours que d'utiliser les méthodes qui reflètent celles de l'oppresseur.
Écrivain, c'est zéro pouvoir. C'est pour ça que t'en vois plein qui passent plus de temps à essayer de se faire un réseau ou d'avoir un petit boulot de chroniqueur à la télé ou à la radio qu'à écrire. Il faut être con comme je le suis pour se consacrer exclusivement à l'écriture.
Quand on fait un pas vers Dieu, il en fait cent vers vous.
Le temps efface tout, et à la fin, il ne reste que les ténèbres.
En amour, il faut tout oser si on aime vraiment.
Le concubinage, lui aussi, a été corrompu - par le mariage.
L'âme ne peut vivre sans amour, il lui faut toujours quelque chose à aimer puisque c'est par amour que Dieu l'a créée.