Le voyage est une fuite contre la routine, la monotonie, la familiarité, la soumission à la régulation du gouvernement collectif.
Les femmes ! Ah ! Les femmes ! Elles sont comme l'argent : on aimerait pouvoir les jeter par la fenêtre.
La politique dépend des hommes d'Etat, à peu près, comme le temps dépend des astronomes.
La foi, c'est le souvenir de Dieu.
La conscience errante, vagabonde, se disperse comme du pollen par une journée de printemps ; ce qui la dissémine la sauve. Mais à côté de cette conscience brisée de l'univers, une question fait le voyage de la vie et nous demande : quelle est la raison la plu profonde pour aimer ?
N'appelez aucun être vivant malheureux. Même un amour non payé de retour possède son arc-en-ciel.
Le souvenir est à peine un nénuphar montrant, parmi les eaux, son visage de noyé.
J'avais dit que politiki mangni (La politique n'est pas bonne), j'avais dit que multipartisme n'est pas tribalisme; j'avais dit : Armée française, allez-vous-en ! et déclaré : attention guerre civile ! Aujourd'hui, je vous dis : ôtez-vous du chemin de ces gens.
La principale institution, dans tout gouvernement avec un parti unique, est la prison.
La bonne politique n'est pas de s'opposer à ce qui est inévitable ; la bonne politique est d'y servir et de s'en servir.
Rien n'empêche le bonheur comme le souvenir du bonheur.
L'homme qui a beaucoup voyagé s'en vient mourir au lieu qui l'a vu naître.
La famille c'est une richesse incroyable, ça donne des outils pour pouvoir affronter les moments extraordinaires, les moments plus difficiles, les hauts, les bas.
L'argent rend séduisant. Le succès rend beau. Le pouvoir est aphrodisiaque.
La perspective d'un châtiment modéré, mais auquel on est sûr de ne pouvoir échapper, fera toujours une impression plus vive que la crainte vague d'un supplice terrible, dont l'espoir de l'impunité anéantit presque toute l'horreur.
Rien n'invite à la dignité comme le souvenir d'une bassesse inopérante.
La politique de l'autruche est respectable : tout dépend de ce qu'il y a dans le sable.
C'est le malheureux avantage de ceux qui n'ont rien à perdre de pouvoir beaucoup hasarder.
La politique ? Une colonne, deux phrases, un gros titre ! Et tout se volatilise ! La tête finit par vous tourner à un tel rythme sous le matraquage des éditeurs, diffuseurs, présentateurs, que la force centrifuge fait s'envoler toute pensée inutile, donc toute perte de temps !
Pourquoi attendre que l'instant soit souvenir pour l'apprécier ?
Un voyage en avion : quelques heures d'ennui coupées de quelques minutes de trouille intense.
Le pouvoir n'est pas une invention, c'est un état de fait et un état de siège.
Les individus au pouvoir ont énormément investi dans la surveillance parce qu'ils ont eu peur qu'Internet menace leur mode de gouvernement.
La politique c'est le coté gazeux de la nation : sa limonade, son champagne, ses pets.
On n'a jamais vu un régime politique renverser une cuisine nationale.
Quelles que soient les barrières que l'on vous oppose, il est en votre pouvoir de les affranchir ; vous n'avez qu'à le vouloir.
Ce que j'aime le plus en Norvège, c'est vous mesdames. De retour à la maison, je suis habituée aux femmes journalistes grasses et poilues.
Le pouvoir n'existe plus que comme un simulacre.
Les trente premières années se passent à ne pas pouvoir se réveiller, les trente suivantes à ne pas pouvoir s'endormir.
Il me semble que toute ma vie avant ce jour capital est infiniment lointaine, souvenir estompé d'une jeunesse au coeur léger, de quelque chose qui se cache de l'autre côté d'une ombre.
Il y en a qui sont écrivains sans pouvoir écrire et d'autres qui écrivent sans être écrivains. Il y a la nature et il y a le talent. Il y a aussi l'absence de l'un comme de l'autre.