Plagiat. Coïncidence littéraire composée d'une primauté remise en doute et d'une honorable postériorité.
La poésie est à la vie ce qu'est le feu au bois. Elle en émane et le transforme.»
Une oeuvre littéraire fabrique une multitude de situations fictives dans lesquelles on se projette, dans lesquelles on devient un autre.
Ce n'est pas le mot qui fait la poésie mais la poésie qui illustre le mot.
Qu'un auteur ait quelque chose à dire, et qu'il le dise sincèrement, ne suffit pas à justifier la naissance d'une oeuvre dramatique : ce qui la justifie, c'est que le public ait quelque chose à entendre.
Lire est une forme de paresse dans la mesure où on laisse le livre penser à la place du lecteur. Le lecteur lit et se figure qu'il pense ; de là ce plaisir qui flatte l'amour-propre d'une illusion délicate.
L'invention picturale ou la fantasmagorie littéraire permettent de supporter le réel désolé en apportant des compensations magiques.
La poésie peut être l'envers du silence, son miroir.
La fonction essentielle d'une bibliothèque est de favoriser la découverte de livres dont le lecteur ne soupçonnait par l'existence et qui s'avèrent d'une importance capitale pour lui.
Comme le théâtre est fait pour être joué, la poésie est avant tout faite pour être dite.
Le théâtre c'est la poésie qui sort du livre pour descendre dans la rue.
La poésie ce n'est pas du vent, c'est le vent qui est poésie.
La poésie est le pivot de celui qui se cherche dans ses contradictions, dans le déséquilibre de ses forces, la voix d'un appel insensé, présence en dépit des fantasmes.
Il y a quelque chose de philosophique et littéraire dans l'ascension : c'est un condensé de vie incroyable.
La poésie est cette démarche qui par le mot, l'image, le mythe, l'amour et l'humour m'installe au coeur vivant de moi-même et du monde.
Dans toutes les oeuvres d'art difficile d'accès, le lecteur est récompensé de ses efforts : il est bouleversé.
Savoir instruire et plaire N'est pas une petite affaire. Un auteur est assez heureux Quand il sait faire l'un des deux.
Car la poésie est l'étoile Qui mène à Dieu rois et pasteurs.
Expérience sans mesure, inexpiable, la poésie ne comble pas mais au contraire approfondit toujours le manque et le tourment qui la suscitent.
Il est aussi difficile à un poète de parler poésie qu'à une plante de parler horticulture.
Le lecteur de la poésie n'analyse pas, il fait le serment de l'auteur, son proche, de demeurer dans l'intense.
Ma discrétion ne vient pas de moi, sinon des médias qui ne cherchent pas forcément non plus à aller à la rencontre d'un auteur moins connu.
La musique [...] est la vapeur de l'art. Elle est à la poésie ce que la rêverie est à la pensée, ce que le fluide est au liquide, ce que l'océan des nuées est à l'océan des ondes.
Douce poésie ! Le plus beau des arts ! Toi qui, suscitant en nous le pouvoir créateur, nous mets tout proches de la divinité.
La vraie poésie est plus vraie que la science, parce qu'elle est synthétique et saisit dès l'abord ce que la combinaison de toutes les sciences pourra tout au plus atteindre une fois comme résultat.
Le langage populaire, avec son radotage obsessionnel, sa pauvreté de vocabulaire, sa manie fastidieuse d'énumérer des détails superflus, sa dépendance du concret, voilà d'où surgit soudain la poésie sans crier gare.
La poésie est simplement la preuve de la vie. Si votre vie brûle bien, la poésie en est les cendres.
Qu'est-ce que la poésie ? Une pensée dans une image.
Gandhi disait que tout ce qu'on fait dans la vie est insignifiant mais qu'il est très important de le faire. Je serais assez d'accord avec sa première phrase. Mickael, tu sais à quel jour je pense. À 22 ans Gandhi [...] â–º Lire la suite
La Poésie n'était au premier âge qu'une Théologie allégorique, pour faire entrer au cerveau des hommes grossiers par fables plaisantes et colorées les secrets qu'ils ne pouvaient comprendre.
N'est-ce pas toujours ainsi que cela commence ? D'abord l'envie, puis le besoin d'écrire et, finalement, l'oeuvre littéraire qui apparaît à mesure qu'on se raconte.