Plagiat. Coïncidence littéraire composée d'une primauté remise en doute et d'une honorable postériorité.
L'écriture ne soulage guère. Elle retrace, elle délimite. Elle introduit un soupçon de cohérence, l'idée d'un réalisme.
Il n'est pas en matière de littérature une seule opinion qu'on ne combatte aisément par l'opinion contraire.
L'activité paranoïaque critique est une force organisatrice et productrice de hasard objectif.
Le doute est en effet un état de balancement ou une espèce d'équilibre où les enfants ne peuvent pas se tenir.
Tout auteur dramatique digne de ce nom nous met sous le nez l'horreur et la grâce d'exister.
La jeunesse est cet heureux temps où l'on devrait plutôt dire qu'on ne doute de rien plutôt que de dire qu'on n'y doute pas de soi.
Ne laissez personne réclamer un hommage au patriotisme américain s'il tente même de retirer la religion de la politique.
La poésie est une religion sans espoir.
En amour comme en religion, le doute est une maladie de foi.
La religion est le lieu où un peuple se donne la définition de ce qu'il tient pour le vrai.
Ce n'est pas la religion qui découle de la morale, c'est la morale qui naît de la religion.
Une religion fournit aux hommes des mots, des actes, des gestes, des "pensées" pour les circonstances où ils ne savent que dire, que faire, qu'imaginer.
Est-ce que c'est en remettant toujours au lendemain la catastrophe que nous pourrions faire le jour même que nos l'éviterons ?
Il est vrai que le fait divers est littérature, même si cette littérature est réputée mauvaise.
La littérature doit dépasser le bout de la rue, montrer ce qu'une caméra ne voit pas, illuminer les coins obscurs de la vie, de la réalité, insinuer des doutes dans la tête des gens.
Sans doute l'homme ne mérite-t-il d'être intégralement ni un objet d'amour ni un objet de haine pour l'homme. Bien connaître quelqu'un, c'est l'avoir tour à tour aimé et haï. Aimer et haïr, ce n'est qu'éprouver avec passion l'être d'un être.
La critique est une chose sublime. Elle est digne seulement des génies.
A une époque où on assiste à un transfert de gestion de la crise sociale du politique au psychiatrique, on ne peut qu'être inquiet de voir transférer le soin psychiatrique vers la religion ou la religiosité.
C'est honteux que la religion pousse à la guerre.
Je suppose que la religion est une sorte de code moral.
Un homme quel qu'il soit, ayant toujours suivi l'impulsion de ses instincts, ne peut connaître les remords. Le cannibale ne peut concevoir un doute sur le régime alimentaire qu'il a suivi toute son existence.
Le prix modeste du papier est la raison pour laquelle les femmes commencèrent par réussir en littérature avant de le faire dans d'autres professions.
La littérature ne change ni l'homme ni la société. Pour autant, l'absence de littérature rendrait l'homme encore plus infréquentable.
Allah a promis à ceux d'entre vous qui ont cru et fait les bonnes oeuvres qu'Il leur donnerait la succession sur terre comme Il l'a donnée à ceux qui les ont précédés. Il donnerait force et suprématie à leur religion [...] ► Lire la suite
Cristiano est sans aucun doute meilleur que Messi. Il est plus qu'un joueur complet.
Mais ériger en dogme que toutes les sociétés ne font qu'une; qu'il n'existe qu'une vérité; que chaque expérience est compatible avec toutes les autres; que l'on peut tout savoir et que toute virtualité peut se réaliser est une entreprise qui ne peut sans doute que mal finir.
Mon rapport au corps n'est sans doute pas le même que le vôtre. Je travaille mon corps comme un danseur peut travailler le sien.
L'homme pieux et l'athée parlent toujours de religion : l'un parle de ce qu'il aime, et l'autre ce qu'il craint.
Toute littérature est délation.
Un auteur classique est un auteur sans cesse en train de se former.