Le pétrole me paraît très nettement être l'odeur la plus parfaite du désespoir humain, si le désespoir humain a une odeur.
Le suicide ! Mais c'est la force de ceux qui n'en ont plus, c'est l'espoir de ceux qui ne croient plus, c'est le sublime courage des vaincus.
La passion détruit plus de préjugés que la philosophie.
Quand on fait d'une passion un métier, on n'a pas envie que cela s'arrête.
Le suicide est le plus immoral des crimes.
Le goût du suicide est un don, un sixième sens, je ne sais quoi, on naît avec.
Le suicide est la seule preuve de la liberté de l'homme.
Le désespoir n'a pas d'habitude, il n'a que des abonnés.
L'esthétisme qui fait de l'intention artistique le principe de l'art de vivre implique une sorte d'agnosticisme moral, antithèse parfaite de la disposition éthique qui subordonne l'art aux valeurs de l'art de vivre.
Tout ce qui a changé pour moi, c'est ma consommation d'alcool. Je peux maintenant me permettre de boire deux fois plus qu'avant.
La désespérance de vie a elle aussi augmenté.
Je suis candidate au suicide !
Une passion peut s'épurer en cours de route, c'est le terme qui en détermine la valeur, non sa provenance.
Chacun a raison en manies amoureuses, puisque l'amour est essentiellement la passion de la déraison.
L'ambition extérieure a pour condition une sorte de désespoir ou d'abandon de l'ambition intérieure.
Je pense que parfois la différence entre gagner et perdre, succès et échec, c'est cette ligne grise entre la volonté, la passion et la confiance en soi qui dit : « Je vais le faire ».
Il est difficile de définir l'amour. Dans l'âme c'est une passion de régner, dans les esprits c'est une sympathie, et dans le corps ce n'est qu'une envie cachée et délicate de posséder ce que l'on aime après beaucoup de mystères.
Jamais passion ne fut plus justifiée par la raison que la mienne.
Fuguer est le contraire d'un suicide : on part pour vivre.
La société de consommation porte mal son nom, car un con ne fait généralement pas de sommation avant de dire une connerie en société.
Et bien même si j'étais mourante ou au bord du suicide ou une femme complètement pétée vous seriez bien le dernier avec qui j'aurais envie de baiser.
Les matins frais, les soirs de gloire, tels sont les trésors que recherche avec passion le marcheur et qui justifient ses efforts et ses peines.
Il n'y a pas de fin. Il n'y a pas de début. Il n'y a que la passion infinie de la vie.
Le suicide est la plus grande des négations.
Si le tourment empêche le sommeil, les larmes sont un narcotique.
André Gortz avait compris dès les années cinquante que les fléaux du capitalisme sont la publicité, qui pousse à la consommation inutile, et l'obsolescence programmée qui limite la durée de vie des appareils. On peut y ajouter le crédit, qui permet d'acheter sans cesse.
Le suicide aussi est un poème, en un certain sens. Il paraît même que c'est une oeuvre d'art...
La femme a la passion du calcul : elle divise son âge par deux, double le prix de ses robes, triple les appointements de son mari et ajoute cinq ans à l'âge de sa meilleure amie.
La passion est un laminoir qui allonge toujours les sentiments.
Certains moments de notre vie ressemblent à une éclipse où ni l'espoir ni le désespoir n'ont de poids.
Le génie a horreur du consensus parce que, lorsque le consensus est atteint, la pensée s'arrête.