Le vrai blason de chacun, c'est son visage.
Quand le chêne est tombé, chacun se fait bûcheron.
Commencer à "foule" et finir à "solitude", n'est-ce pas, les proportions individuelles réservées, l'histoire de tous ?
Un livre terminé est un objet futile - mais un projet de livre vaut tous les respects.
On a raison de dire "con comme la lune". La lune est tellement con qu'elle croit que la terre est son satellite.
Le vrai moyen d'être trompé, c'est de se croire plus fin que les autres.
Si vous savez bien gérer un business, vous pouvez bien gérer tous les autres.
- J'ai une grande nouvelle pour toi, Spike, si nous ne trouvons pas ce que nous cherchons, ce sera l'Apocalypse ! - C'est vrai ? Tu dis ça pour me faire plaisir !
Ne prenez pas la vie au sérieux ; de toute façon, vous n'en sortirez pas vivant.
La femme sage est celle qui a beaucoup à dire mais qui garde le silence.
La durée de sommeil nécessaire à chacun est d'environ encore cinq minutes... de plus.
Lire est une forme de paresse dans la mesure où on laisse le livre penser à la place du lecteur. Le lecteur lit et se figure qu'il pense ; de là ce plaisir qui flatte l'amour-propre d'une illusion délicate.
La tragédie est le sérieux de la politique.
Il aime peu celui qui peut dire et compter avec des mots, combien il aime.
La science n'a pas de dimension morale. C'est comme un couteau. Si vous le donnez à un chirurgien ou à un meurtrier, chacun en fera un usage différent.
J'aime dire que l'attaquant a toujours l'avantage.
La mixité généralisée de tous les espaces (jusqu'aux stades de football), mais surtout à l'école, anesthésie la virilité des petits hommes qui ont besoin de s'arracher à leur mère (...) Nous vivons dans une époque de mixité totalitaire, castratrice.
Pour le colonisé, tous les Européens des colonies sont des colonisateurs de fait. Et qu'ils le veuillent ou non, ils le sont par quelque côté : par leur situation économique de privilégiés, par leur appartenance au système politique de l'oppression, par leur participation à un complexe affectif négateur du colonisé.
Le vrai se conclut souvent du faux.
Le moteur qui reçoit et accepte tous les coups de pilon finit par se trouer un jour.
Ni aimer, ni haïr : voilà la moitié de toute sagesse. Ne rien dire et ne rien croire : voilà l'autre.
On peut dire et écrire ce que l'on veut sur moi ou presque, parce que je pars du principe suivant : Dîtes ce que vous voulez, pourvu que ça ne soit pas vrai.
Fichtre ! c'est grave. Nous sommes tous très intéressés, très mouches du coche. Folcoche se tord toujours, inconsciente, les deux mains sur le foie. Sa respiration siffle. Dois-je le dire ? mais nous respirons mieux depuis qu'elle étouffe.
Si tous tiraient dans la même direction, le monde basculerait.
Sept personnes sur dix souffrent d'hémorroïdes. Est-ce que ça veut dire que les trois autres les apprécient ?
La culture est une béquille que brandissent les boiteux contre les bien-portant pour montrer qu'ils sont en possession de tous leurs moyens.
Je vais vous dire ce qu'est l'homme. C'est un monstre, un foetus éjecté privé de son développement naturel, jeté au monde avec une couverture nue de parchemin, avec trop peu de place pour ses dents et un crâne bombé mou comme une bulle. Mais la nature y remue un pudding.
Sans contredit, ce n'est pas une des moindres supériorités de Chopin d'avoir consécutivement embrassé tous les jours sous lesquels pouvait se présenter ce thème, d'en avoir fait jaillir tout ce qu'il a d'étincelant, comme tout ce qu'on peut lui prêter de pathétique.
Soyons tous heureux et vivons selon nos moyens, même s'il nous faut emprunter pour le faire !
On est jeune tant que l'on sait dire "non". Premier "oui" première ride.
Penser, c'est dire "non".