Le chagrin, à certaine dose, prouve beaucoup d'affection ; mais à trop forte dose, il prouve toujours quelque faiblesse d'esprit.
Dehors, c'est froid, y'a plus d'humanité. Un homme est mort inanimé devant un immeuble inhabité. C'est la crise ! La crise ? Qui est-ce qu'elle atteint ? Toi, moi ou le suicidaire qui escalade un toit ?
Le désespoir est une défaite anticipée.
Le secret de mon adaptation à la vie ? - J'ai changé de désespoir comme de chemise.
Pour tout croyant, la mort est une promotion.
La fidélité à un mort est une damnation pour une vivante.
La violence est une nécessité personnelle pour les opprimés... Ce n'est pas une stratégie consciemment conçue. C'est l'expression profonde et instinctive d'un être humain privé d'individualité.
Un homme cesse d'avoir peur lorsqu'il a pris son parti de la mort et de sa propre damnation
Lorsqu'un homme, pour quelque raison que ce soit, a l'opportunité de mener une vie extraordinaire, il n'a pas le droit de la garder pour lui-même.
Pour moi, ce chemin vers la mort est lumineux, c'est une libération.
Le jour ou je n'aurai plus l'envie de découvrir, je sais que la mort suivra de près.
L'être humain est, au fond, un animal sauvage et effroyable. Nous le connaissons seulement dompté et apprivoisé par ce que nous appelons la civilisation.
Lorsque tu regarderas en arrière, tu découvriras que les moments où tu as véritablement vécu sont ceux où tu as agi dans un esprit d'amour.
La mort elle-même se désire, non point comme l'évasion suprême qui affranchit de la matérialité, mais comme le couronnement de la chair, son ultime réconciliation avec l'esprit.
Plus tu prends part aux joies et chagrins des gens, plus ils te sont proches et chers. Mais c'est le chagrin et les problèmes qui vous rapprochent le plus.
Les lâches meurent plusieurs fois avant leur mort; le vaillant n'a jamais goûté à la mort qu'une seule fois.
La peine de mort est une peine immorale, ou du moins inutile, parce qu'elle habitue le peuple au spectacle des supplices, et parce qu'elle ne répare rien ; car malheureusement la mort du meurtrier ne rend point la vie à la victime.
Il n'y a pas de classement de l'univers qui ne soit arbitraire et conjectural. La raison en est très simple : nous ne savons pas quelle chose est l'univers.
C'est un grand malheur de se faire aimer, avant qu'on ait assez de raison pour se faire craindre.
Les hommes vous estiment en raison de votre utilité, sans tenir compte de votre valeur.
La patience est la force des faibles, l'impatience est la faiblesse des forts.
L'intellect pur n'a jamais rien produit d'intelligent, ni la raison pure rien de raisonnable.
Souvent même la crainte de la mort pénètre les humains d'une telle haine de la vie qu'ils se donnent volontairement la mort dans l'excès de leur détresse, oubliant que la source de leurs peines est cette crainte elle-même.
Un fait est comme un sac : vide, il ne tient pas debout. Pour qu'il tienne debout, il faut d'abord y faire entrer la raison et les sentiments qui l'ont déterminé.
La mort ignore la politesse. Elle ne prend jamais rendez-vous. Mais elle accepte ceux qu'on lui donne.
L'échec personnel d'un être humain se définit de par la différence entre ce qu'il était capable de devenir et ce qu'il est devenu.
Etrange à quel point la mort d'un autre vous ramène inévitablement à votre propre vie. Tout est si éphémère.
Le désespoir est parfois un inspirateur aussi puissant que le génie.
Ce que je lis dans les évangiles en tant que formée par la psychanalyse me paraît être la confirmation, l'illustration de cette dynamique vivante à l'oeuvre dans le psychisme humain et de sa force qui vient de l'inconscient, là où le désir prend source, d'où il part à la recherche de ce qui lui manque.
La conformité est la mort de l'âme.
Toutes les choses qu'on ferait volontiers, qu'il n'y a aucune raison apparemment pour ne pas faire et qu'on ne fait pas ! Ne serait-on pas libre ?