Le danger que l'on pressent, mais que l'on ne voit pas, est celui qui trouble le plus.
On ne pleure jamais tant que dans l'âge des espérances ; mais quand on n'a plus d'espoir, on voit tout d'un oeil sec, et le calme naît de l'impuissance.
Le danger, quand on ne le voit pas, a le caractère vague et approximatif des conceptions humaines. La peur s'estompe ; et, faute de stimulant, l'Imagination, cette ennemie de l'homme, mère de toutes les terreurs, s'endort dans l'engourdissement qui suit l'épuisement de l'émotion.
L'optimiste voit l'invisible, sent l'intangible, et réussit l'impossible.
Heureux les croyants, mais je préfère mon angoisse et ses yeux grands ouverts.
La sincérité est une ouverture de coeur. On la trouve en fort peu de gens, et celle que l'on voit d'ordinaire n'est qu'une fine dissimulation pour attirer la confiance des autres.
Dans les larmes d'une femme, le sage ne voit que de l'eau.
Surmenage. Trouble grave qui affecte de hauts fonctionnaires publics quand ils veulent partir à la pêche.
Il est dangereux de se laisser aller à la volupté des larmes ; elle ôte le courage et même la volonté de guérir.
Le mot "élucider" devient dangereux si l'on croit que l'on peut faire en toutes choses toute la lumière.
On ne voit pas deux fois le même cerisier, ni la même lune découpant un pin. Tout moment est dernier, parce qu'il est unique. Chez le voyageur cette perception s'aiguise par l'absence des routines fallacieusement rassurantes propres au sédentaire, qui font croire que l'existence pour un temps restera ce qu'elle est.
Le danger avec l'affaire Strauss-Kahn, c'est qu'on associe l'affaire du Coral, où un enfant de sept ans est violé et tué, avec Gabriel Matzneff, qui a des histoires avec des jeunes femmes de 14, 15,16 ans. La pédophilie, c'est la pédophilie, le goût des femmes, c'est le goût des femmes.
Le métier de soldat est l'art du lâche ; c'est l'art d'attaquer sans merci quand on est fort, et de se tenir loin du danger quand on est faible ; voilà tout le secret de la victoire.
Le terrorisme, qui nous est présenté depuis plusieurs années comme la principale menace sur notre société, n'est en réalité qu'un phénomène mineur. Il mérite évidemment qu'on s'en inquiète, il convient de l'éradiquer sans états d'âme, mais ses conséquences réelles sur [...] â–º Lire la suite
On voit les maux d'autrui d'un autre oeil que les siens.
Tout ce qui est propre à exciter les idées de la douleur et du danger ; c'est-à-dire, tout ce qui est en quelque sorte terrible, tout ce qui traite d'objets terribles, tout ce qui agit d'une manière analogue à la [...] â–º Lire la suite
Il est fort dangereux qu'une femme trouve son mari ridicule et qu'elle fasse cette découverte en collaboration avec un autre homme.
Par toute son éducation, par tout ce qu'il voit et entend autour de lui, l'enfant absorbe une telle somme de sottises, mélangés à des vérités essentielles, que le premier devoir de l'adolescent qui veut être un homme sain est de tout dégorger.
C'est dans l'ombre que les coeurs causent et l'on voit beaucoup mieux les yeux quand on voit un peu moins les choses...
Le fondement ultime de tout cet ordre économique placé sous le signe de la liberté est, en effet, la violence structurale du chômage, de la précarité et de la menace de licenciement qu'elle implique : la condition du fonctionnement « [...] â–º Lire la suite
Le principal organe de la vision, c'est la pensée. On voit avec nos idées.
On anéantit son propre caractère dans la crainte d'attirer les regards et l'attention, et on se précipite dans la nullité pour échapper au danger d'être peint.
Les enfants ont le sens du juste milieu, ils semblent interpréter comme une menace toute dérogation à la norme.
Les passants me semblent avoir l'aspect vague de figures qu'on voit dans les songes.
Le médecin voit l'homme dans toute sa faiblesse ; le juriste le voit dans toute sa méchanceté ; le théologien dans toute sa bêtise.
Fais taire tes opinions, tes sentiments, tes humeurs. Efface ta personne. Alors ton guide intérieur, ne se causant plus aucun trouble à lui-même, te conduit à la chose essentielle qui est en toi : l'impassible nature universelle.
Un père qu'on voit rarement, auquel on pense rarement, c'est encore quelque chose au-dessus de soi ; et c'est doux de sentir quelqu'un qui est plus haut, qui peut être un protecteur, qui nous est supérieur par l'âge, la raison, la responsabilité.
Un Anglais voit de la vertu là où il n'y a que de l'inconfort.
L'attrait du danger est au fond de toutes les grandes passions.
Je ne crains pas les tourments du feu. J'ai peur de l'enfer, seulement parce qu'on n'y voit pas Dieu.
Je suis étonné par l'orgueilleux qui, hier, était sperme et demain sera cadavre en putréfaction ; je suis sidéré par celui qui doute de "Dieu" alors qu'il voit la création, par celui qui oublie la mort alors qu'il voit les [...] â–º Lire la suite