L'ironie n'est souvent qu'une pudeur de la tendresse.
Aucun désir n'est coupable, il y a faute uniquement dans leur refoulement.
Mon désir de chocolat a rarement diminué, même en période de grand péril.
L'amour est le désir d'une union durable. L'amour se veut durable. L'amour qui ne dure pas est un échec de l'amour.
Je n'ai jamais simulé ni surjoué mon attachement aux régions, à ceux qui y vivent et y travaillent. Ceux qui m'écoutent savent que je suis profondément attaché à la nature, aux racines, au terroir, aux traditions, étant moi-même Picard et fier de l'être.
Les gens n'ont pas manifesté pour la ligne éditoriale de Charlie Hebdo mais pour dire leur attachement à un mode de vie, à une civilisation.
Ce n'est pas par pudeur que je ne montre pas mes enfants à tous les passants. C'est parce que je n'ai pas les moyens de payer la rançon.
De tous les embarras de l'âge, l'expérience n'est pas le moindre.
Les affaires de désir ont lieu dans le nez : buée, fumée, rosée, ondes, particules, répulsions ou attractions invisibles, odeurs en creux et limaille en l'air.
Ta langue est crue somme une bouchère,Elle est rouge comme un gigot,Sa pointe est comme un couteau criant,Mon vit sanglote de salive.
La pudeur est un voile dont on s'habille par amour pour une seule personne devant qui on est impudique.
La tendresse a des secondes qui battent plus lentement que les autres.
Le désir est le père de l'envie.
Je perds le désir de ce que je cherche, en cherchant ce que je désire.
Je veux que tu contemples mon désir dans les gestes de ton abandon.
De plus, la vie de couple ne sert en fait qu'à attendre qu'un meilleur pointe le bout de son nez.
L'homme livré à lui-même doit apprendre à déjouer les pièges qui lui sont tendus : l'impatience, le découragement, l'orgueil, le désir de posséder...
Cette difficulté d'être dans l'abondance démontrerait à elle seule, s'il le fallait, que la prétendue « naturalité » du désir de bien-être n'est pas si naturelle que ça -sinon les individus n'auraient pas tant de mal à s'y faire, ils sauteraient à pieds joints dans la profusion.
La vérité demeure cachée pour celui qu'emplissent le désir et la haine.
Le Graal renvoie à ce désir profond de l'homme d'aujourd'hui de trouver une justification à son existence.
La séduction est de l'ordre du rituel, le sexe et le désir sont de l'ordre du naturel. Ce qui s'affronte dans le féminin et le masculin, ce sont ces deux formes fondamentales, et non quelque différence biologique ou rivalité naïve du pouvoir.
C'est le lien du désir à la réalité (et non sa fuite dans les formes de la représentation) qui possède une force révolutionnaire.
L'amour d'une femme pour un homme doit ressembler à la tendresse d'une mère pour son enfant.
Si le désir embellit toutes les choses sur lesquelles il se pose, le désir de l'inconnu embellit l'univers.
La tendresse et le ridicule ont parfois un air de famille.
La pudeur est la ruine de la courtisane.
Il y a sûrement beaucoup de honte à être heureux, non pas à la vue de certaines misères mais lorsque le bonheur semble narguer. Ce défaut les Kabyles ne l'ont pas. Par pudeur le riche se cache pour bien manger et le pauvre pour avoir faim à son aise.
Le passage clouté est le haut lieu de la tendresse municipale.
Le plaisir étant éphémère, et le désir durable, les hommes sont plus facilement menés par le désir que par le plaisir.
La solitude est une arme dont le canon est pointé vers celui qui la tient.
Il est rationnel, étant donné notre conception de l'individu et de l'univers, que le désir se manifeste en nous. L'arracher de vive force, en torturant notre chair et notre âme, c'est rompre l'harmonie.