La musique est le seul plaisir sensuel sans vice.
Rien n'est plus odieux que la musique sans signification cachée.
La honte que cause l'amour est comme sa douleur : on ne l'éprouve qu'une fois. On peut encore la feindre après ; mais on ne la sent plus. Cependant le plaisir reste, et c'est bien quelque chose.
Ce qui est honteux, c'est de changer d'opinion pour son intérêt et que ce soit un écu ou un galon qui vous fasse brusquement passer du blanc au tricolore, et vice versa.
La sagesse est plus vulnérable que la beauté ; car la sagesse est un art impur.
Dans un art de vivre accompli où alternent, selon un ordre éprouvé, effort et repos, sérieux et jeu, travail et plaisir, la promenade a également sa place.
C'est un vieil art que la cuisine car il remonte jusqu'à Adam.
Le désir nous met au pied des femmes, mais, à son tour, le plaisir nous les soumet.
La musique est destinée aux rêveurs.
Barbot possédait, à défaut d'une grande voix, un grand talent. Il faisait fort bien le trille et ne consentit à jouer le rôle qu'à la condition de pouvoir, une fois au moins dans la soirée, perler un trille en toute [...] â–º Lire la suite
L'absurdité est un plaisir fugace, comme une cigarette que l'on fume en riant, tout en sachant qu'elle est nocive.
La véritable musique est le silence et toutes les notes ne font qu'encadrer ce silence.
Il y a du plaisir à rencontrer les yeux de celui à qui l'on vient de donner.
Amadeus Mozart est à la musique quelque chose comme Jean Nicolas Arthur Rimbaud à la littérature. Ce sont des gens qui ont créé quelque chose que personne avant eux n'avait. Des génies absolus. Vous pouvez reconnaître leurs harmonies parmi des milliers.
Chaque mot poétique est ainsi un objet inattendu, une boite de Pandore d'où s'envolent toues les virtualités du langage; il est donc produit et consommé avec une curiosité particulière, une sorte de gourmandise sacrée. Cette Faim du mot, commune à toute la poésie moderne, fait de la parole poétique une parole terrible et inhumaine.
Le langage poétique est fait pour communiquer des états ; les mots y sont des vases ou des clefs.
La musique est la forme de magie la plus forte.
Les poupées jouent de la musique, mais elles ne peuvent entendre ce qu'elles jouent ; elles dansent, mais elles n'ont pas plaisir à danser.
La musique est le traitement humain des sons.
J'arrive de mon Berry, j'ai ma gueule de bûcheron, mon nez de boxeur, les cheveux longs, je fais peur aux vieilles dames à la tombée du jour, et cependant la musique des mots de Racine me bouleverse.
Timon : Hakuna Matata. Mais quelle phrase magnifique ! Pumbaa : Hakuna Matata. Quel chant fantastique ! Timon : Ce mot signifie, que tu vivras ta vie. Timon et Pumbaa : Sans aucun soucis. Philosophie ! Timon : Hakuna Matata.
Nous ne voyageons pas pour le plaisir de voyager, que je sache, dit Camier. Nous sommes cons mais pas à ce point.
Quelque chose de très important vient de se casser à jamais, tout de suite, là. On vient de broyer sous nos yeux les jouets de notre enfance, six cents morts, l'innocence va désormais se traduire vice civique légal. C'est-à-dire : cercle, parfaitement carré.
La lecture d'un poème, quel que soit son auteur, me réconcilie avec moi. L'écoute d'une symphonie me réconcilie avec les autres : c'est pourquoi je ne vais au concert que six ou sept fois par an.
Un musicien, s'il est messager, est comme un enfant qui n'aurait pas été trop abimé par les mains de l'homme. C'est pour cela que la musique a bien plus de poids pour moi que toute autre chose.
L'homme est allé sur la lune mais il ne sait pas encore faire un flamboyant ou un chant d'oiseau.
Je désespère de recevoir jamais des plus excellentes productions du génie, le même degré de plaisir que me firent éprouver à cet âge des ouvrages que mon jugement regarde aujourd'hui comme frivoles et dignes de mépris.
Le plaisir du texte n'est pas forcément de type triomphant, héroïque, musclé. Pas besoin de se cambrer.
L'hypocrisie est un vice à la mode, et tous les vices à la mode passent pour de la vertu.
Écoutez, vous l'entendez ? La musique ! Je l'entends partout, dans le vent, dans l'espace, dans la lumière. Elle est partout autour de nous. Il suffit juste de s'ouvrir a elle, il suffit juste d'écouter !
Le rock pur et dur est mort le jour ou Elvis est parti à l'armée. Ensuite, au fil du temps, il y a eu les mutations naturelles de la musique qui est en perpétuel mouvement, mais je suis fidèle à un esprit, une philosophie musicale.