Je n'ai pas encore assez oublié pour avoir des souvenirs.
A trop admirer les vertus des autres on peut perdre le sens des siennes propres tant et si bien qu'en ne les exerçant plus, on les oublie complètement sans recevoir pour autant celles des autres en compensation.
Aujourd'hui je ne sais pas qui recevrait Bunuel ou Ferreri, ils ne trouveraient pas grand monde pour les écouter, encore moins pour monter leurs films.
Tout portrait se situe au confluent d'un rêve et d'une réalité.
A quoi cela sert-il d'avoir des souvenirs si on n'a personne à qui les raconter ? A quoi bon vivre si on ne le fait pour personne ?
Je ne veux pas d'une Europe qui soit juste une zone de libre-échange attachée à l'OTAN. Encore moins je veux une Europe où tout le monde est contre tout le monde, et le dumping social et fiscal remplace la solidarité.
Il est très difficile de faire entrer une femme dans sa quarantième année. Et plus difficile encore de l'en faire sortir.
La nostalgie n'est pas bonne conseillère.
Ce matin, après avoir entendu un astronome parler de milliards de soleils, j'ai renoncé à faire ma toilette : à quoi bon se laver encore ?
Le paradoxe de la science est qu'il n'y a qu'une réponse à ses méfaits et à ses périls : encore plus de science.
Expirer pour sa belle Est encore du bonheur.
Laisser faire le bien et aider à le faire est chose plus difficile encore que de le faire soi-même.
Nous avons tous notre propre vie à poursuivre, notre propre genre de rêve à tisser, et nous avons tous le pouvoir de réaliser des souhaits, tant que nous continuons à y croire.
On est bien que libre, et cacher ses opinions est encore plus gênant que de couvrir sa peau.
Et vivre, n'est-ce pas rêver d'un rêve ?
La crainte de la guerre est encore pire que la guerre elle-même.
Si l'amour est encore sur terre Rien n'efface les douleurs d'hier.
Le progrès a encore des progrès à faire.
Enfin me voilà dehors. Je suis la seule personne, dans le monde où je vis, la seule personne qui sache se lever et partir. Quel orgueil, encore ! Mais c'est comme ça. Partir est un art trop peu connu.
Il faut pardonner pour être pardonné, se sacrifier pour être sauvé.
L'art serait, malgré la plus parfaite explication, de réserver encore de la surprise.
Les pressentiments sont des choses étranges : les sympathies aussi ; et sont ainsi des signes ; et les trois combinés forment un mystère dont l'humanité n'a pas encore trouvé la clé.
Qu'est-ce qu'un prophète ? C'est un homme qui écoute encore les voix qu'il entendait lorsqu'il était enfant et qui croit toujours en elles.
Dès que l'adulte tue le mythe de l'existence du père Noël, il oublie le miracle du vrai partage qui existe dans le coeur de l'enfant.
La reconnaissance est une maladie du chien non transmissible à l'homme.
C'est cela l'amour, tout donner, tout sacrifier sans espoir de retour.
Qu'est-ce qu'une oeuvre originale ? Un plagiat pas encore détecté.
Il vaut mieux garder la nostalgie d'un paradis en le quittant que de le transformer en enfer en y restant.
C'est un fait que nous sommes de faibles créatures, mais aussi qu'il existe une force créatrice. Vouloir le nier, c'est de la sottise. Celui qui croit à quelque chose de faux est encore au-dessus de celui qui ne croit en rien.
Vous pouvez rencontrer de nombreuses défaites, mais vous ne devez pas être vaincu. En fait, il peut être nécessaire de rencontrer les défaites, pour que vous sachiez qui vous êtes, de quoi vous pouvez vous élever, comment vous pouvez encore en sortir.
- Vous vous faites analyser ? - Oh, depuis quinze ans seulement. Encore un an, et après j'essaie Lourdes.