Dieu n'est pas venu supprimer la souffrance. Il n'est même pas venu l'expliquer, mais il est venu la remplir de sa présence.
Nous devons apprendre que s'attendre à ce que Dieu fasse tout alors que nous ne faisons rien n'est pas de la foi mais de la superstition.
L'homme vaut-il la peine de déranger un Dieu pour le "créer" ?
Un coup de foudre à peu près réciproque peut se transformer en passion durable à condition de l'entretenir à coup de voyages, de beuveries et de scènes de ménage gratuites.
- À quoi on joue ? - Ça s'appelle « est-ce que dieu existe ? »
La souffrance n'est pas une occasion de haïr, c'est une occasion d'aimer.
Lorsque je n'existerai plus, Dieu dira : "Je fais un tas de choses, tout le monde les comprend. Il n'y a plus personne pour ne pas les comprendre".
Il n'est qu'une, et une seule, raison valable de croire en Dieu : parce que c'est incroyable !
Certainement, Dieu est un très bon-enfant d'avoir donné le vin à l'homme. Si j'avais été Dieu, j'en aurais gardé la recette pour moi seul.
Les hommes ne sont pas les esclaves des dieux ou d'un Dieu ; ils sont les esclaves du temps. C'est le temps, seul, qui est éternel.
Comme une pollution nocturne, le rêve érotique témoigne de la passion rêvée.
C'est Dieu qui a créé le monde, mais c'est le diable qui le fait vivre.
Les savants font l'almanach et Dieu fait le temps.
Si Dieu n'est pas complètement amour, alors tout est perdu et Dieu aussi !...
La Science ne peut prouver que Dieu n'existe pas, car il y a quelque chose qui lui échappe par nature.
C'est par la parole, par la création, que l'être humain arrive à dépasser son sentiment d'impuissance; il est voué à la souffrance, à cause de la disparité entre ses désirs, qui sont incommensurables, et l'impossibilité de les satisfaire. Il y a donc une souffrance fondamentale et nécessaire, que nous n'éviterons jamais.
La passion de créer fonde le projet de réalisation, la passion d'aimer fonde le projet de communication, la passion de jouer fonde le projet de participation. Dissociés, ces trois projets renforcent l'unité répressive du pouvoir.
"Mon Dieu soyez humain" est l'invocation la plus bête du monde.
Toutes nos pensées qui n'ont pas Dieu pour objet sont du domaine de la mort.
Si l'expérience de Dieu aboutit à Dieu, ce n'est plus le présent, c'est l'éternité...
Que Dieu te donne de l'esprit et à moi de l'argent.
Le mépris vaut mieux que la pitié au malheur qu'on ne soulage pas.
Mieux vaut un mal douteux qu'un tourment assuré.
Le théâtre est un temple du contact d'homme à homme, une dramaturgie de la rencontre.
La grâce de Dieu nous aide à marcher et nous soutient. Elle nous est nécessaire comme les béquilles à ceux qui ont mal aux jambes.
Notre monde parviendra un jour à un raffinement tel qu'il sera aussi ridicule de croire en Dieu qu'aujourd'hui de croire aux fantômes.
Mieux vaut souffrir Dieu que faire des miracles.
Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard,Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l'unisson,Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson,Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson,Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare,Il n'y a pas d'amour heureux.
Il n'appartient qu'à Dieu d'être seul.
Les profondeurs du mal confèrent une supériorité irritante ; peut-être les hommes ont-ils adoré Dieu par jalousie envers le Diable.
Quand la passion emporte l'homme, la raison le suit en pleurant et en l'avertissant du danger. Mais dès que l'homme s'est arrêté, la passion lui crie : « Et moi, je vais donc mourir ? »