Plaisirs et peines sont ainsi, en fait, ce sur quoi roule la vertu morale.
La morale est une affaire de temps.
Tout péché implique son contraire, et qu'il se peut muer en vertu lorsque le désordre qu'il porte s'est dissipé.
L'idée des droits n'est autre chose que l'idée de la vertu introduite dans le monde politique.
La nature n'est ni morale ni immorale, elle est radieusement, glorieusement, amorale.
Le ciel qui roule crie vers vous tandis qu'il déploie ses éternelles beautés, et pourtant vos yeux ne sont fixés que sur la terre.
La compassion n'engage à rien, d'où sa fréquence. Nul n'est jamais mort ici-bas de la souffrance d'autrui.
Ce que nous faisons dans notre intérêt ne doit nous rapporter aucun compliment d'ordre moral, ni de la part des autres, ni de la nôtre.
La souffrance existe avant les hommes, mais le mal n'apparaît qu'avec eux.
- Oulalala... - Oulalala, oulalala, oulalalalalala ! Monsieur veuillez vous ranger derrière, ne voyez aucun intérêt personnel, c'est qu'on est plus supérieur que vous !
Il n'y a pas de folie sans motif et chaque geste que les gens ordinaires et sobres considèrent comme fou implique le mystère d'une souffrance sans précédent qui n'a pas été saisie par les hommes
La loi morale est collective comme les ordonnances policières ou civiles. Et comme pour toutes les lois collectives, l'interpréter c'est déjà l'enfreindre.
L'amour dont la vertu n'est point le fondement se détruit de soi-même, et passe en un moment.
La voie du juste milieu n'est pas suivie. Les hommes intelligents vont au-delà, les ignorants restent en deçà. Les sages veulent trop faire, et l'homme de peu pas assez. C'est ainsi que tout homme boit et mange, et peu savent juger des saveurs.
Les enfants méprisent leurs parents jusqu'à l'âge où ils deviennent tout à coup comme eux, préservant ainsi le système.
Les hommes politiques italiens n'ont pas senti la souffrance : ils ont créé le chaos, ils ont laissé tout rafler à ceux qui étaient les plus forts économiquement
Parler de charité, c'est parler de vanité, et de commerce. Car on donne pour paraître ou pour plaire à Dieu. Dont plusieurs croient acheter ainsi la protection...
La vraie réaction chrétienne à la souffrance et au chagrin n'est pas l'attitude de pitié de soi, de fatalisme ou de ressentiment; c'est l'esprit qui prend les difficultés de la vie comme une opportunité donnée par Dieu, et considère ses problèmes comme une confiance sacrée, et porte les épines comme une couronne.
La baie de Guanabara [...] C'est ainsi que les indigènes la nomment. Les Portuguais y sont entrés il y a cinquante ans, un jour de janvier. Ces ignorants croyaient qu'il s'agissait d'une rivière : ils l'ont nommée la « rivière de janvier », Rio de Janeiro.
Pourquoi après une mort, y a-t-il un espace systématique de mensonge sur la vertu et la valeur du disparu ? Pourquoi ce qui valait avant ne vaudrait-il pas après ?
Oui, la justice en nous est la vertu qui brilleIl faut de ses couleurs qu'ici-bas tout s'habille.Dans un mortel chéri, tout injuste qu'il est,C'est quelque air d'équité qui séduit et qui plaît.A cet unique appât l'âme est vraiment sensible:Même aux [...] â–º Lire la suite
Il n'y a pas de phénomènes moraux, rien qu'une interprétation morale des phénomènes.
Les hommes d'action roulent comme roule la pierre, conformément à l'absurdité de la mécanique.
Les gens veulent être amusés, pas prêchés, vous savez. La morale ne se vend pas de nos jours.
Un jour, Chuck Norris a voulu enseigner le Jeet Kun Do à de jeunes handicapés mentaux. C'est ainsi qu'est née la Tecktonic.
Il n'est point de crédulité plus ardente et plus aveugle que celle née de la cupidité, qui, par ses dimensions universelles, donne la mesure de la détresse morale et de l'indigence intellectuelle de l'humanité.
Quelque vertu qu'ait une femme, le caprice ne perd pas son droit.
Le vrai roman, c'est celui dont la signification dépasse l'anecdote, la transcende, fonde une vérité humaine profonde, une morale ou une métaphysique.
Le fossé des générations existe, pas tellement parce que nous voulons qu'il en soit ainsi mais parce que nous savons rarement le combler.
Penserions-nous beaucoup et penserions-nous bien si nous ne pensions pas pour ainsi dire avec d'autres.
La vertu paradoxale de la lecture est de nous abstraire du monde pour lui trouver un sens.