Quand pour la première fois, dans un vivant, l'instinct s'est aperçu au miroir de lui-même, c'est le Monde tout entier qui a fait un pas.
Quand le monde nous échappe, il reste le corps.
Nous ne pourrons jamais obtenir la paix dans le monde extérieur sans faire la paix avec nous-mêmes.
Tout le monde peut faire n'importe quoi, c'est à eux de décider. Tout ce qu'il faut, c'est les bonnes intentions.
Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu'elle ne le refera pas. Mais ma tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse.
Pour le poète, le monde est toujours vierge... Il recommence tout à partir des fondements.
Une fois que vous apprenez aux gens à dire ce qu'ils ne comprennent pas, il est assez facile de leur faire dire tout ce que vous voulez.
Ecrire comme un chien qui fait son trou, un rat qui fait son terrier. Et, pour cela, trouver son propre point de sous-développement, son propre patois, son tiers monde à soi, son désert à soi.
Le monde entier est ivre et nous sommes juste le cocktail du moment.
Le monde moderne est plein d'hommes qui s'en tiennent aux dogmes si fermement qu'ils ignorent même que ce sont des dogmes.
Ceux qui agissent ont la chance de pouvoir être ce qu'ils font : ils plongent ainsi dans le temps qui est à la fois leur vie et leur élément.
Le monde d'aujourd'hui est, pour les hommes, un harem, et pour les femmes, un haras.
Le monde change, l'homme continue.
Je ne peux rien dire sur mon sommeil : chaque fois que je m'apprête à l'observer, je m'endors.
Cette fille aimait tout ce qui m'ennuyait, et tout ce que j'aimais l'ennuyait. Nous étions le couple parfait : ce qui sauvait notre relation, c'était cette distance à la fois tolérable et intolérable entre nous. On se retrouvait chaque jour-et [...] ► Lire la suite
Si disent les vieux quolibetsQu'on ne voit pas tant de gibets En ce monde que de larrons.
Je conjugue trois fois le verbe "travailler" et je ressens déjà le besoin de me reposer.
Le monde est cruel. Il faut prendre les catastrophes avec une certaine volonté de l'emporter sur elles.
Faut-il se contenter du monde comme il est et de l'Histoire comme elle vient ?
Voyager c'est découvrir que tout le monde se trompe sur les autres pays.
Le temps passe et n'attend personne. Toutes les amarres du monde ne sauraient le retenir. Il n'a pas de port d'attache, le temps ; ce n'est qu'un coup de vent qui passe et qui ne se retourne pas.
Je ne veux tenter de représenter le monde des vivants dans ce qu'il a de beau, mais aussi de fragile et précieux.
Le bateau coule et ils sont en train de se battre pour savoir qui va être le capitaine dans quelques mois ! Ça devrait être possible d'arrêter de s'engueuler et de faire un gouvernement d'union nationale, il n'y a pas 36 solutions... Mais avant que le monde d'avant change, ils vont s'accrocher.
Nul ne revient de l'autre monde nous dire ce qui s'y passe.
Tant de rencontres, dans une vie. On peut être avec beaucoup de gens, et pourtant, il n'y a qu'une seule personne au monde qui vous chavire.
La liberté est une plante qui croît vite, une fois qu'elle a pris racine.
Dans mes livres, j'ai voulu raconter la tragédie de ce continent torturé et l'espoir des hommes et des femmes qui luttent pour un monde meilleur.
Un homme qui a manqué sa parole une fois ne saurait appuyer sa cause sur l'honneur.
Chez moi, quand on tue le cochon, tout le monde rit ! Sauf le cochon.
On a mécontenté tout le monde ? Il y a des chances pour que l'on ait dit la vérité.
Un fou c'est un homme sain d'esprit qui n'a plus les moyens de sa folie, qui perd les eaux de sa folie, d'un seul coup. Il fait faillite. Il lâche ce qui ne reposait que sur lui : la corvée du langage, la comédie du travail. Le monde entier.