Trois ans, l'âge où les sensations et les faits s'emmagasinent dans la mémoire et prennent, avec le recul des années, la dimension des souvenirs d'enfance.
Notre passé et notre avenir sont solidaires. Nous vivons dans notre race et notre race vit en nous.
L'amour est une histoire à dormir couché.
Un tronc qui reste dix ans dans le fleuve ne devient pas crocodile.
Je crois que nous n'avons pas besoin de nous inquiéter de ce qui se passe après cette vie, tant que nous faisons notre devoir ici - d'aimer et de servir.
La mémoire est aussi un tombeau.
Le passé est une terre étrangère : on y fait les choses autrement qu'ici.
Les souvenirs du bonheur passé sont les rides de l'âme.
Pourquoi corriger le passé puisque nous avons le présent et, si Dieu le veut, un peu d'avenir.
Le maintien de la civilisation offre la possibilité d'obtenir de chaque nouvelle génération une nouvelle transformation des penchants, condition d'une civilisation meilleure.
Mes cieux ! Je parle en prose depuis quarante ans sans le savoir.
Le passé m'intéresse, car il a été assourdi, aplati ou académiquement choisi pour que vous ne puissiez plus vous en passer, vous n'obtenez que des données.
Le seul moyen de se remettre les idées en place c'est de tourner une nouvelle page ou de laisser une vieille histoire reposer en paix. Reposer... enfin en paix.
L'amour seul est resté, comme une grande image survit seule au réveil dans un songe effacé.
Il faut savoir oublier pour goûter la saveur du présent, de l'instant et de l'attente, mais la mémoire elle-même a besoin de l'oubli. Il faut oublier le passé récent pour retrouver le passé ancien.
Soixante-dix ans ! A cet âge-là il n'y a plus que les petites choses qui comptent.
- Ah le Kurde vas-y passe moi mon frère ! - Ah nan je peux pas désolé il est mort. Il a fait une faute de vocabulaire. - C'est ta mère qui a fait une faute de vocabulaire.
J'avoue ne pas trop comprendre les mauvaises critiques. J'ai passé un très bon moment avec ce livre et bien aimé le style.
Ce n'est pas tellement un problème de reconnaissance du chanteur. Au bout de cinquante ans de carrière, je n'en suis plus là. C'est plutôt le manque de reconnaissance à l'homme qui me chagrine.
Le présent serait plein de tous les avenirs, si le passé n'y projetait déjà une histoire.
Je crois en la magie, je suis née et j'ai grandi à un moment magique, dans une ville magique, parmi des magiciens. La plupart des gens ne se rendaient pas compte de la magie qui nous entoure. Nous sommes reliés [...] â–º Lire la suite
Vivre sans mémoire est une expérience inoubliable.
C'est à l'âge de 14 ans que j'ai été la plus vieille. Après, je n'ai fait que rajeunir.
Que la pitié et la terreur soient titillées en modération, passe encore. Mais la sensation de vouloir vomir de compassion et d'anxiété lui semblait contraire à la véritable catharsis, d'autant plus qu'il n'arrivait jamais à sortir que du vent.
La mémoire est l'instrument de l'oubli.
Ma génération ne cherche qu'à sortir du bourbier.
La mémoire ce n'est pas que la faculté d'enregistrer mais surtout de pouvoir filtrer.
Ce qui est le plus vrai d'un individu, et le plus lui-même, c'est son possible - que son histoire ne dégage qu'incertainement.
Les évidences doivent être souvent rappelées. Je me demande même si je ne passe pas l'essentiel de mon temps à ça.
La seule façon de se sortir d'une histoire personnelle, c'est de l'écrire.
Ton corps est en train de mourir, n'y prête pas attention. On est tous passé par là.