Vivre, c'est un hasard du temps ; mourir, c'est se conformer à la loi de la nature.
L'amour - et la poésie qui est sa conscience aérienne, sa plus humble figure, son visage au réveil - est profondeur de l'attente, douceur de l'attente.
Il est préférable de mourir en route pour un idéal trop élevé que de ne pas partir du tout.
Le cafard. C'est la gaieté qui disparaît, l'énergie annulée, la vie sans espoir. Vivre pour souffrir.
Prier pour soi-même est un instinct de nature ; prier pour les autres est un instinct de grâce.
Les hommes sont toujours prêts à mourir pour nous, mais pas pour que nos vies en valent la peine. Sentiment bon marché et mauvaise logique.
Sous quelque gouvernement que ce soit, la nature a posé des limites au malheur des peuples. Au delà de ces limites, c'est ou la mort, ou la fuite, ou la révolte.
Les forces de la nature sont d'une franchise impitoyable.
Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c'est leur connerie, pas leurs différences...
Il y a la nature qui est la chose que Dieu fait immédiatement et il y a l'art qui est la chose que Dieu fait à travers le cerveau de l'homme.
Combien de fois, au hasard d'une heureuse et profonde journée, n'avons-nous pas rencontré la lisière d'un bois, un sommet, une source, une simple prairie, qui nous commandaient de faire taire nos pensées et d'écouter plus profond que notre coeur !
Si la rencontre est un hasard, la rupture est toujours une nécessité.
La nature n'avait besoin de personne, elle existait si bien sans l'homme.
J'aime mieux mourir que me priver.
La révolte est la seule issue à la situation coloniale, qui ne soit pas un trompe-l'oeil, et le colonisé le découvre tôt ou tard. Sa condition est absolue et réclame une solution absolue, une rupture et non un compromis.
On peut vivre sans frère mais non pas sans ami.
Si la pauvreté fait gémir l'homme, il bâille dans l'opulence. Quand la fortune nous exempte du travail, la nature nous accable du temps.
Ce qui est important, ce n'est pas seulement de comprendre mais de vivre avec tout. De ne rien éluder.
Je crois en revanche à un progrès de la légalité ; il est possible que l'appareil juridique soit de plus en plus efficace et diminue une part de l'injustice. Mais c'est un progrès qui sera long et qui me semble devoir toucher plutôt les mours que la nature humaine elle-même.
Aimons naître, aimons vivre, aimons mourir : le néant n'existe pas.
Réagir, c'est continuer de vivre comme nous l'entendons. Ne pas faire leur jeu. Ne pas être dans la terreur.
Vivre coûte beaucoup, mourir également. Faire front exige de la dignité.
Je me suis comporté comme un sale con toute ma vie. Aujourd'hui j'ai envie de mourir avec dignité.
Vouloir survivre sans une prière à marmonner, sans un crime à caresser, sans un délire où se calfeutrer, autant se faire sauter la cervelle. Nous ne nous soutenons que des rêves qui nous traversent.
Quand vous réalisez que la nature peut vous tuer, vous devenez humble.
N'ayez pas de voisins si vous voulez vivre en paix avec eux.
Le poète a reçu de la nature la qualité qui distingue l'homme de génie : l'imagination.
C'est bien une habitude de l'homme que de mettre de la pensée là où la nature avait jeté du hasard.
On apprend à vivre du moment que l'on sait qu'au bout de la vie il y a la mort solitaire.
La brillance conceptuelle ne rend pas les lois de la physique aveugles.
Les gens sont tellement inquiets de nature que si on les sauve de la noyade et, qu'une fois sur la berge, on leur donne un chocolat chaud et des gâteaux, ils auront peur d'attraper froid.