Sur la laïcité, les élites macroniennes ont un double langage.
Quelle que soit la pièce qu'il joue, le style de jeu qu'il utilise, qu'il soit là pour faire rire, pleurer ou penser, la première et indispensable arme de l'acteur, c'est sa mémoire, la seconde, son corps, la troisième, sa voix.
Le radicalisme religieux irradie une sorte de « glamour ». Offrez une kalachnikov et un uniforme noir à un jeune sans le sou, sans emploi, et soudain vous conférez un pouvoir à celui qui se sent vulnérable et défavorisé.
Et gloire à ce soldat qui jeta son fusil Plutôt que d'achever l'otage à sa merci.
- Veux-tu toute ta vie offenser la grammaire ? - Qui parle d'offenser grand'père ni grand'mère ?
La force juridique du principe de dignité humaine est la plus élevée qui soit, puisque ce principe revêt une valeur constitutionnelle.
Les chats suivent le principe selon lequel on ne blesse personne à demander ce que l'on veut.
Il n'est pas d'oeuvre humaine qui ne contienne en germe, dans son sein, le principe de sa dissolution.
L'authentique et indiscutable bourgeois est nécessairement borné dans son langage à un très petit nombre de formules.
C'est la hiérarchie et la légalité qui rend les hommes méchants.
Quand je suis le plus faible, je vous demande la liberté, parce que tel est votre principe ; mais quand je suis le plus fort, je vous l'ôte, parce que tel est le mien.
Qu'est ce qu'un roman, sinon du chagrin développé par la grammaire ?
Tous les intégrismes, qu'ils soient religieux ou politiques, commencent par un livre. Ils prendront fin lorsqu'on écrira beaucoup plus de livres.
Les religieux sont athées à propos de tous les autres dieux, les athées ne font qu'aller plus loin.
Ceux qui veulent combattre l'usage par la grammaire se moquent.
Le langage ne se refuse qu'à une chose, c'est à faire aussi peu de bruit que le silence.
Chez les uns, le style naît des pensées ; chez les autres, les pensées naissent du style.
La vie humaine n'est point une lutte où des rivaux se disputent des prix ; c'est un voyage que des frères font en commun, et où chacun employant ses forces pour le bien de tous, en est récompensé par les [...] ► Lire la suite
Tant qu'on est respectés, reconnus et qu'on peut exprimer clairement nos idées, il n'y a pas de difficulté.
Le langage politique est destiné à rendre vraisemblables les mensonges, respectables les meurtres, et à donner l'apparence de la solidité à ce qui n'est que vent.
Le plus acceptable des systèmes est celui de n'en avoir par principe aucun.
Ce qui doit dégoûter de la science, c'est que jamais elle ne nous apprendra ni l'origine du monde, ni le premier principe des êtres, ni leur destination.
Il faut faire à l'encontre de tout texte religieux : lire, et exercer notre esprit critique.
Nous avons besoin d'un mythe pour exprimer le fait obscur et inavouable que la passion est liée à la mort.
La notion de chocolat contredit-elle le principe du libre arbitre ?
L'unité dans les volontés ne peut pas exister à moins qu'il n'y ait une volonté qui domine et gouverne tout le reste à l'unité... les volontés des mortels ont besoin d'un principe directeur... donc pour le bien-être du monde, il devrait y avoir une monarchie.
Il existe quelques règles de mise en scène, comme il existe des règles de grammaire. Connaître la grammaire ne fait pas de vous un Victor Hugo, le même raisonnement vaut pour le cinéma.
Trouver son propre style n'est pas facile, mais une fois trouvé, il apporte un bonheur complet. Cela vous donne confiance en vous, toujours.
L'injustice est le principe même de la marche de cet univers.
Le soldat doit avoir assaut de lévrier, fuite de loup, défense de sanglier.
N'est-ce pas finalement une piètre idée du politique, que de penser qu'il ne peut advenir au langage que sous la forme d'un discours directement politique ?