Tous les écrivains sont des exilés, volontaires ou non.
Les mauvais écrivains croient que le divorce des mots n'est pas permis.
Les écrivains qui ont recours à leurs doigts pour savoir s'ils ont leur compte de pieds ne sont pas des poètes : ce sont des dactylographes.
Certains écrivains s'excusent de ne pas avoir forgé des choses excellentes à cause du manque de liberté. Peut-être est-ce une excuse naïve pour justifier leur ineptie ou leur paresse.
Les écrivains vivent dans la peur et en vivent.
Les exilés politiques sont englués dans leur passé et sans avenir ; leur descendance leur échappe, autant que le passé leur a fait défaut.
Le comble de la célébrité, c'est de donner naissance à un adjectif. En employant "hugolien", "moliéresque" ou "brechtien", la postérité rend hommage à des écrivains et leur applique une petite couche d'immortalité.
Les écrivains jouissent du privilège mystérieux de faire de la vie avec de la mort ; ils en font, le plus souvent, avec tout ce qui tourne autour de la mort des sentiments.
Les banalités des écrivains rares nous fournissent de bonnes citations.
Tous les grands écrivains sont des grands lecteurs de dictionnaires : ils nagent à travers les mots.
C'est étonnant comme ces écrivains célibataires qui n'ont pas d'enfants s'occupent du problème de l'enfant !
Les écrivains devraient moins la ramener, ils oublient que la plupart des gens ne lisent que pour s'endormir.
Les écrivains devraient mettre plus souvent les pieds dans la société civile.
Presque tous les écrivains seraient millionnaires s'ils touchaient uniquement leur pourcentage d'auteur sur les livres invendus.
J'aime mieux être de ces écrivains dont on se demande pourquoi ils ne sont pas de L'Académie, qu'un de ceux dont on se demande pourquoi ils en sont.
C'est connu, les écrivains aiment voyager. Bien sûr... pour eux, il est plus facile de lever l'encre.
Les écrivains sont dingues, tout le monde le sait. Et ceux qui ne sont pas publiés, ça doit être encore pire.
Avant, les écrivains étaient ancrés dans le monde, dans la politique.
La raison pour laquelle les acteurs, les artistes, les écrivains ont des agents, c'est parce que nous le faisons pour rien. C'est un fait fondamental - tu dois le faire.
Si les écrivains ne lisaient pas et si les lecteurs n'écrivaient pas, les affaires de la littérature marcheraient infiniment mieux.
Il est plaisant de constater que les écrivains les plus enflés sont aussi les plus plats.
Les écrivains sont des gens étranges qui font leur deuil des choses qu'ils n'ont pas encore perdues.
Il y a une interrogation constante pour les femmes écrivains : est-il préférable d'avoir une vie heureuse ou un stock d'intrigues tragiques ?
Les grands écrivains sont des radoteurs estimés.
Nos écrivains et nos artistes sont les ingénieurs de l'esprit humain.
Les citations sont les béquilles des écrivains infirmes.
Les bons écrivains touchent souvent la vie du doigt. Les médiocres ne font que l'éffleurer. Les mauvais la violent et l'abandonnent aux mouches.
Les écrivains doivent connaître la grammaire comme les escrocs le code.
Les journalistes : ils s'occupent de choses qui passent et disparaissent. Les écrivains sont des journalistes de l'éternel.
La plupart des écrivains font leurs livres chiants pour faire croire qu'ils sont longs.
Il faudra bien reconnaître, à cette lecture, qu'il y a en Angleterre deux classes, deux peuples, deux intérêts, deux principes, en un mot : aristocratie et démocratie. Si l'une veut l'inégalité, l'autre tend à l'égalité ; si l'une défend la [...] â–º Lire la suite