Un grand penseur est toujours des plus réservés quant à la valeur des vérités qu'il suggère, alors qu'un philosophe médiocre se reconnaît, entre autres choses, à ceci qu'il demeure toujours persuadé de la vérité des inepties qu'il énonce.
Celui qui ne peut pas se corriger lui-même, comment peut-il corriger les autres ?
Il prétend qu 'il y a des bruits et des odeurs quand mes amis et moi nous préparons de la nourriture et écoutons de la musique de notre pays d'origine pour oublier un peu les tracas de la vie quotidienne.
Dieu : le plus grand personnage littéraire de tous les temps.
A quoi bon raconter aux autres ce qu'ils ne vivent pas et ne sentent pas, puisqu'ils croiront qu'on ne l'a fait que pour les embêter ou les humilier ?
Peu d'hommes ont le droit de régner, car peu d'hommes ont une grande passion.
Vous avez la capacité et les dons pour faire tout ce que vous voulez. C'est de votre tour maintenant de changer le monde. Oui, nous pouvonsle faire !
Ce grand muet de temps nous vieillit en silence Et des jours débridés précipite la danse.
L'enfance des gens est un peu comme leurs rêves, intéressante pendant quelques minutes, et puis tout simplement obscure... Elle est toujours bien plus intéressante pour celui qui la raconte que pour celui qui l'écoute.
Quand tout marche bien, il est grand temps d'entreprendre autre chose.
Le soutien-gorge a pour fonction de soutenir quelque chose de plus lourd que prévu, dont le poids a été mal calculé, et qu'il faut étayer après coup un peu comme on étaye avec des piliers et des contreforts le balcon d'une bâtisse mal construite.
Idéal : modèle qu'on se compose, en vue de l'admirer et de l'imiter. L'idéal est toujours nettoyé d'un peu de réalité qui ferait tache.
Celui qui n'a rien désire peu de choses ; celui qui ne commande à personne a peu d'ambition. Mais le superflu éveille la convoitise : plus on obtient, plus on désire.
On ruse si volontiers pour faire le mal qu'il pourrait paraître piquant de mettre un peu d'adresse à faire le bien.
Contre le passé y a rien à faire. Il faudrait changer les héros.
Pour la politique, les russes sont très forts : un homme de fer à la tête et tous les autres en taule !
La peur du jugement des autres est un des plus sûrs soutiens de la morale.
L'argent que je dépense pour moi peut être une corde à mon cou ; l'argent que je dépense pour les autres peut me donner les ailes d'un ange.
L'imagination est la première qualité de l'artiste. Or, quoique cela paraisse étrange, le plus grand nombre des hommes en est dépourvu.
Il faut savoir changer puisque les gens changent.
Notre destinée sera ce que nous l'aurons faite. Il ne faut pas attendre que les autres nous la construisent.
La politique est un passage obligé pour changer une société.
Un homme victime de la crise de la quarantaine demande juste à vivre, à vivre un peu plus ; il demande juste une petite rallonge.
Un petit feu qui réchauffe vaut mieux qu'un grand feu qui brûle.
Le génie a des nonchalances, mais une prestesse de grand fauve. Le génie est une paresse attentive. On guette sans cesse et l'on trouve une fois par surprise.
Je déteste tous les hommes, les uns parce qu'ils sont méchants et vicieux, et les autres parce qu'ils sont complaisants avec les vicieux.
L'égoïsme rend l'homme peu enclin à accepter l'absurdité de l'existence.
Renoncer à sa liberté c'est renoncer à sa qualité d'homme, aux droits de l'humanité, même à ses devoirs.
Nous n'arrivons jamais à nous faire à l'idée que nous comptons moins pour les autres qu'ils ne comptent pour nous.
Créer n'est pas un jeu quelque peu frivole. Le créateur s'est engagé dans une aventure effrayante, qui est d'assumer soi-même, jusqu'au bout, les périls risqués par ses créatures.
Raymond Barre est un peu pédant, mais c'est le seul qui ne dise pas de conneries.