Où qu'on entre, il faut toujours en sortir. Et par la grande porte.
Même si vous ne vous arrêtez et ne vous concentrez que sur votre respiration pendant quelques respirations, ou pendant une minute ou deux, c'est très précieux.
Notons la différence entre besoin et Désir. Dans le besoin, je puis mordre sur le réel et me satisfaire, assimiler l'autre. Dans le Désir, pas de morsure sur l'être, pas de satiété, mais avenir sans jalons devant moi.
La gloire et le plaisir, la honte et les tourments, tout doit être commun entre de vrais amants.
Etre content de son sort, voilà la plus grande richesse.
Toute femme ayant le choix entre un emploi à l'extérieur et le ménage est folle à lier si elle ne se jette pas sur l'emploi.
Un grand seigneur, un grand clocher, une grande rivière font trois mauvais voisins.
Ce n'est que ridicule d'être sourd, c'est triste d'être aveugle. On peut ainsi mesurer la différence qu'il y a entre la nature visible et les hommes qui parlent.
Nous n'avons pas à envier certaines personnes à leur grande richesse ; ils l'ont acquis au prix fort, ce qui ne nous conviendrait pas ; ils ont misé leur repos, leur santé, leur honneur et leur conscience pour l'acquérir, le prix est trop élevé, et il n'y a rien à gagner à un tel marché.
Se pourrait-il que le désespoir ne soit rien d'autre que ce désert, ce vide, cette érosion de tout ce qui m'entoure, cette distance entre les choses et moi, cette indifférence, cette absence totale de raison d'aller ici ou ailleurs, de faire ceci ou autre chose ?
La fortune résultant de la différence entre dépenses et recettes, les riches encaissent plus volontiers qu'ils ne décaissent. C'est même à cette particularité qu'ils se reconnaissent des pauvres, qui, eux, n'ont nul crédit à espérer.
La grande amitié est aussi rare que le grand amour.
Les tentatives de création de machines pensantes nous seront d'une grande aide pour découvrir comment nous pensons nous-mêmes.
Le mal est un art à ne pas mettre entre toutes les mains. Trop d'amateurs encombrent la carrière...
Plusieurs fois par semaine, je suis accueilli par ce M. Souami qui me prend bénévolement sous son aile, tout comme Cochet. Pourquoi? Pourquoi ces hommes ont-ils accepté de me sortir de la merde où j'avais poussé comme du chiendent? Au [...] â–º Lire la suite
La plus grande surprise que l'on puisse faire à une femme, c'est encore de lui offrir ce qu'elle a demandé !
La musique a un pouvoir de guérison. Elle a la capacité de sortir les gens d'eux-mêmes pendant quelques heures.
Ce qu'on ne voit pas chez lui, c'est qu'il ne fait pas le partage entre ce qui est possible et ce qui n'est pas possible, le légal et le non-légal, le décent et le non-décent. Pourquoi cette espèce d'appât de [...] â–º Lire la suite
Je ne vois aucune raison qui me pousse à devenir chirurgien mais j'en vois des milliers qui me poussent à abandonner. Ils nous rendent la vie dure intentionnellement. On a des vies entre nos mains. Et puis vient le moment [...] â–º Lire la suite
C'est le fumet qui remplit la distance entre l'assiette et votre tête.
Les principales manifestations sportives ont lieu pendant les examens.
La grande nature admirée ensemble est le plus bel accompagnement d'un noble amour.
Tout ce qui entre dans un petit esprit en prend les dimensions.
L'aube. Un isolement entre la nuit et le jour.
L'histoire n'est pas la science du passé, elle est la science des rapports réciproques entre le présent et le passé.
Y'a comme un décalage entre mon époque et moi.
Les vrais grands hommes doivent, je pense, éprouver une grande douleur sur la terre.
Dieu est mort, mais l'homme n'est pas, pour autant, devenu athée. Ce silence du transcendant, joint à la permanence du besoin religieux chez l'homme moderne, voilà la grande affaire aujourd'hui comme hier.
Ecrire : il le faut absolument pour sortir de soi-même.
L'écrivain est un homme privilégié à qui on donne le droit de traverser les barrières entre les classes sociales aussi bien que les frontières entre les pays.
C'est un malheur qu'il y a trop peu d'intervalles entre le temps où l'on est trop jeune, et le temps où l'on est trop vieux.