Mépriser son adversaire même petit et frêle est toujours une faute stratégique de combat.
Un combat entre une jolie fille et une jeune philosophe débutant est un combat inégal. Cruche et pierre, comme on dit, ne vont pas ensemble.
Tous les maîtres ont été trahis par leurs soi-disant disciples ; faute de pouvoir s'élever à la hauteur du maître, ils l'ont fait descendre à leur niveau.
Le vainqueur est celui qui fait une faute de moins que l'adversaire.
Tokyo, faute d'espace, a su se rendre maître des techniques de miniaturisation.
Le champ de bataille ne fait que révéler à l'homme sa folie et son désespoir, et la victoire n'est jamais que l'illusion des philosophes et des sots.
Un vrai humoriste ne rit pas, il fait rire. Le public, qui n'est pas aussi bête qu'il le pense, n'a plus besoin de rire si l'humoriste a ri avant lui. En riant, il commet une faute professionnelle.
Le passé n'est jamais tout à fait révolu quand il a duré ; c'est le présent qui parfois se dissipe sous nos yeux, faute de prises.
Il y a trois actes de gouvernement : éclairer, soutenir, combattre : éclairer les aveugles, soutenir les faibles, combattre les ennemis.
Ce qu'il y a de plus impressionnant chez l'homme, probablement la seule chose qui excuse sa folie ou sa brutalité, est le fait qu'il ait inventé le concept de ce qui n'existe pas.
Qu'est-ce que la fidélité sinon le désir de poursuivre le même combat avec le même ennemi ?
La faiblesse de la femme, et non le mérite de l'homme, remporte le plus souvent la victoire du prétendant.
Autrefois on cherchait des armées pour les mener combattre dans un pays. A présent on cherche des pays pour y mener combattre des armées.
Le combat est le père de toutes choses.
L'éducation d'un enfant, on le sait, c'est souvent un combat constant entre les valeurs de la famille et celles de l'entourage.
L'idée du combat échappe à ceux qui le font. Ils sont condamnés à se battre. Ils se cherchent, ombres et silhouettes ; ils ont besoin de l'autre, pour éteindre une haine, comme le feu a besoin d'eau.
Que les peuples soient les uns aux autres des débouchés permanents ; que leurs relations ne puissent être rompues sans leur infliger la double souffrance de la privation et de l'encombrement, et ils n'auront plus besoin de ces puissantes marines [...] â–º Lire la suite
Celui qui désire mener le Bon Combat doit regarder le monde comme s'il s'agissait d'un trésor inépuisable, qui attend d'être découvert et conquis.
N'est-il pas étrange de voir les hommes combattre si volontiers pour leur religion et vivre si peu volontiers selon ses préceptes ?
La victoire est beaucoup plus significative lorsqu'elle ne vient pas seulement d'une seule personne, mais des réalisations conjointes de plusieurs.
Le manque de chance est une faute professionnelle.
L'art est une sorte de scandale, un exhibitionnisme dont la seule excuse est qu'il s'exerce chez les aveugles.
Coincé comme on est entre deux éternités d'oisiveté, on n'a aucune excuse à rester à ne rien faire.
Une victoire est une victoire. C'est le résultat qui compte.
Cette victoire seule n'est pas le changement que nous recherchons ; ce n'est que la chance pour nous de faire ce changement.
Plusieurs ne doivent pas souffrir de la faute d'un seul.
Le plus important, ce sont les yeux. Si dans un combat vous baissez les yeux parce que vous avez peur, vous êtes certains de la défaite.
Le rêve est la vraie victoire sur le temps.
On combat les idées nuisibles par d'autres idées. On combat le mensonge par la vérité.
On ne pardonne pas à son ami ses erreurs, on ne les excuse pas non plus. On les comprend.
Seule la victoire est belle.