Les gens du monde ont tellement l'habitude qu'on les recherche que, qui les fuit, leur semble un phénix et accapare leur attention.
Celui qui veut régner sur le monde doit d'abord apprendre à régner sur lui-même.
L'homme cultivé croit toujours qu'il se doit de protéger la nature alors qu'en fait, il est totalement dominé par cette dernière.
Dans l'immense marmite où mijotent tous les rêves des hommes en quête de consommation, l'écologie ne saurait servir de fond, au sens culinaire du terme, de bouillon destiné à mouiller les ragoûts qui n'agrémentent qu'un volet de notre vie de chaque jour.
Car la foule est toujours impressionnée par les apparences et par les résultats, et le monde est composé de la foule.
Il n'y a pas de signe certain de la vertu : tout est confusion dans la nature humaine.
Nous portons tous en nous des lieux d'exil, nos crimes, nos ravages. Notre tâche n'est pas de les déchaîner sur le monde ; c'est les transformer en nous et chez les autres.
Rien ne vaut la recherche lorsqu'on veut trouver quelque chose.
Rien dans la vie ne vaut la peine si vous ne prenez pas de risques. Chaque expérience ratée est un pas de plus vers le succès.
L'homme se distingue avant tout du reste de la nature par une couche glissante et gélatineuse de mensonge qui l'enveloppe et le protège.
La nature offre à la fois ce qui nourrit le corps et le guérit, émerveille l'âme, le coeur et l'esprit.
La nature nous a créés avec la faculté de tout désirer et l'impuissance de tout obtenir.
Je gouvernerai ma vie et mes pensées comme si le monde entier devait être le témoin de l'une et pouvait lire dans les autres.
La mode est une fille à qui sa mère veut survivre.
Notre monde n'est pas tout l'univers. Peut-être y a-t-il un endroit où le Christ n'est pas mort.
La tendresse du coeur, c'est ce que la nature reconnaît donner aux hommes en leur accordant les larmes ; c'est là la meilleure part de nos sentiments.
Des nuits et des nuits j'ai rêvé d'un pays d'oranges, où langue, religion, couleurs, goûts, feraient tous le même bouquet. Celui des vraies oranges, celles d'avant. Tout le monde s'en souvient.
Parfois j'imagine les couleurs comme si elles étaient des idées vivantes, étant de pure raison pour communiquer. La nature n'est pas à la surface, elle est profonde.
La mode est architecture: c'est une question de proportions.
Moi, je dis qu'il existe une société secrète avec des ramifications dans le monde entier, qui complote pour répandre la rumeur qu'il existe un complot universel.
Chaque homme, par sa nature même, possède innée en lui la lumière de la raison qui dirige ses actes vers sa fin.
Dans le petit monde où vivent les enfants, rien n'est plus délicatement perçu et senti que l'injustice.
Mon père m'a dit « quitte le village », on m'a dit de renoncer à Paro, Paro de renoncer à la boisson et voila que vous me dites de quitter cette maison, un jour on me dira « quitte ce monde ! »
Si j'avais pu suivre mes plans jusqu'au bout, j'aurais été en très peu de temps l'homme le plus riche du monde : la découverte de l'or m'a ruiné.
Un médecin de mes amis professe que, dans leur première jeunesse, les femmes ne mettent au monde que des rejetons médiocres. Il prétend avoir vérifié que les enfants remarquables, soit par la vigueur, soit par leur beauté, soit par leurs dons, ont été généralement conçus par des mères âgées au moins de trente ans.
T'as été jusqu'au bout de monde et tu devras aller encore plus loin pour elle.
L'idée est de peu : la volonté est tout. Des idées ? On en trouve tant qu'on en veut, plus qu'on en veut. En France, tout le monde en crée, en transporte, en offre à qui en a besoin et à qui n'en a cure. Des volontés, depuis Diogène, on en a pas trouvé beaucoup.
Nous nous plaignons de notre ignorance, mais c'est elle qui fait presque tout le bien du monde : ne prévoir pas, fait que nous nous engageons.
La cruauté, bien loin d'être un vice, est le premier sentiment qu'imprime en nous la nature ; l'enfant brise son hochet, mord le téton de sa nourrice, étrangle son oiseau, bien avant que d'avoir l'âge de raison.
Le monde ne se révèle plus au zappeur qu'en pointillés. Il fabrique chaque soir des puzzles dont il ne pourra jamais ordonner les pièces.
Les douceurs de ce monde sont pour celui qui ne les connaît pas, et son amertume est pour le sage.