Mort d'une amitié, héritage de temps.
Je considère la peine de mort comme une institution sauvage et immorale qui porte atteinte aux fondements morales et juridiques de la société.
Je ne peux guérir personne. Je suis un homme. Si Christ se tenait ici, Il ne guérirait aucun de vous. Il a établi un programme, et ce programme c'est que si vous croyez qu'Il est mort pour vous, vous pouvez [...] ► Lire la suite
Je sens que la monotonie et la mort sont presque la même chose.
Le sommeil est un emprunt fait à la mort pour l'entretien de la vie.
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques.
Nous croyons être affligés de la mort d'une personne, quand c'est la mort seule qui fait impression sur nous.
Aucun héritage n'est plus riche que l'honnêteté.
Sur tout l'onde éternelle étale son glacis. La vie la mort sont une même flamme.
Les obsédés de la mort sont les ratés de l'amour physique.
La mort elle-même se désire, non point comme l'évasion suprême qui affranchit de la matérialité, mais comme le couronnement de la chair, son ultime réconciliation avec l'esprit.
Je veux bien assumer une certaine culture du secret - c'est aussi sans doute un héritage de ma jeunesse. Mais de là à être présenté moi-même comme un corrompu ! Il y a des jours où ça me rend malade. [...] ► Lire la suite
Réussir sa vie, c'est trouver la mort avant qu'elle ne vous cherche.
La mort chrétienne présentée comme une fausse mort constitue peut-être la dernière tromperie d'une existence fertile en canulars et semée de contrevérités.
Le jour approche, de l'anniversaire de la mort de mam. J'ai peur, de plus en plus, comme si ce jour-là (25 octobre) elle devait mourir une seconde fois.
Il n'y a plus que la peur de mort qui les retienne à la vie.
Consentir à autrui le pouvoir de vie et de mort sur soi, ou se croire si au-dessus de tout qu'on puisse décider du prix de telle ou telle vie, c'est quitter toute dignité et laisser le mal devenir une valeur.
La peine de mort infligée aux criminels peut être envisagée à peu près sous le même point de vue : c'est pour n'être pas la victime d'un assassin que l'on consent à mourir si on le devient.
La véritable amitié ne gèle pas en hiver.
J'ai volontairement disparu des médias pour des raisons personnelles. Mon mariage battait de l'aile. J'ai donc pris du recul.
Pendant ma promenade ce matin j'ai pensé de nouveau que, jusqu'à la mort de ma mère, je n'ai pas vécu ma vie mais celle qu'elle aurait voulu avoir.
Pourquoi après une mort, y a-t-il un espace systématique de mensonge sur la vertu et la valeur du disparu ? Pourquoi ce qui valait avant ne vaudrait-il pas après ?
On n'accepte en réalité la vieillesse et la mort qu'à l'heure où elles arrivent.
La mort n'est peut-être qu'une absence totale d'amour, qu'une sursaturation de haine.
Il ne peut y avoir de réelle amitié qu'entre ceux qui ont d'abord foi dans les mêmes valeurs.
Maladie terrible qui se saisit surtout des âmes jeunes, ardentes et toutes neuves à la vie. Ce mal, c'est la haine de la vie et l'amour de la mort ; c'est l'obstiné suicide.
Mais aujourd'hui encore je pardonne difficilement, aux intellectuels surtout, la complaisance, sinon la complicité devant l'erreur. Ils ont le droit de se tromper, pas de tromper les autres, même par prudence ou tactique, par solidarité ou par discipline. Par discipline ! Un intellectuel discipliné est-il un intellectuel ?
L'amour est une amitié embrasée d'un feu ardent.
Une nation, c'est la possession en commun d'un antique cimetière et la volonté de faire valoir cet héritage indivis.
Une sentence de mort est une chose superbe à lire à haute voix.
La vie inspire plus d'effroi que la mort : c'est elle qui est le grand inconnu.