Tu as un charme irrésistible en ton absence, et tu laisses un souvenir que ton retour efface.
Entre exil et exil, le poème est boussole du cadavre qui rentre au pays.
Et l'amour de nous-mêmes, pas la vanité ou l'amour-propre, le véritable amour viendra par la reconnaissance : "Oh, j'ai été enfin capable de me rendre heureux."
Je te rencontre. Je me souviens de toi. Qui es-tu ? Tu me tues. Tu me fais du bien. Comment me serais-je doutée que cette ville était faite à la taille de l'amour ? Comment me serais-je doutée que tu étais fait [...] â–º Lire la suite
Dieu nous a donné la faculté de nous souvenir afin que nous puissions avoir des roses en décembre.
Si on fait le vide autour d'un souvenir, il ne reste plus rien que ce souvenir dans l'infini qu'on a, et ce souvenir devient l'infini.
Le retour à la terre n'est pas tant un remède à la crise économique qu'à la crise morale. La terre n'attend que des bras pour produire et rendre l'homme meilleur.
J'ai fait dans ma vie des rêves dont le souvenir ne m'a plus jamais quittée et qui ont changé mes idées : ils se sont infiltrés en moi, comme le vin dans l'eau, et ont altéré la couleur de mon esprit.
L'absence peut guérir de l'amour : mais quel remède ! Il est aussi lent que les plus doux et aussi douloureux que les plus vifs.
La mode a toujours été une répétition d'idées, mais ce qui la rend nouvelle, c'est la façon dont vous l'assemblez.
Sa longue absence n'a d'ores et déjà plus d'autre signification que celle d'une parenthèse gigantesque, impuissante à changer le sens général d'une phrase.
J'essaie juste d'aller au travail et de me concentrer sur mon retour à la maison avec mes filles.
Du romantisme et de sa haine du conforme datent deux choses : le rêve d'immortalité a été remplacé par celui de la postérité, reconnaissance tardive des artistes maudits, lequel est éclipsé de nos jours par la notoriété, à savoir la dilatation de soi sur tous les réseaux et médias comme ego visible et flottant.
La répétition ardente des amours ne produit jamais l'amour.
Sans le Allsparks nous ne pourrons ramener la vie sur notre planète. Mais le destin nous a accordé une chose en retour : un nouveau monde, un nouveau chez nous. Nous vivons désormais parmi eux. Ils ne nous voient pas, mais [...] â–º Lire la suite
Le couronnement de toute vie humaine est le souvenir qu'on conservera d'elle, et la consolation suprême qu'on promet à l'homme par-delà la mort, c'est la "mémoire éternelle".
Jailli du néant, le monde, plongé dans le temps, est, dès son origine, un retour au néant.
Au reste, la reconnaissance n'est pas un sentiment d'une complète pureté: reconnaître ce que l'on doit à autrui, c'est aussi avouer sa propre insuffisance. Il faut beaucoup de force et d'orgueil, ou de placidité, pour supporter ses propres dettes sans inquiétude ni ressentiment.
La logique n'est pas une théorie, mais une image réfléchie du monde.
L'amour est une répétition sans fin.
Tout homme porte en lui une rencontre, un souvenir expliqué, peut-être une pensée, qui se modulent sur quelques mesures musicales.
Les parents qui attendent de la reconnaissance de leurs enfants sont comme ces usuriers qui risquent volontiers le capital pour toucher les intérêts.
Il n'est pas de problème dont une absence de solution ne finisse par venir à bout.
C'est une chose d'époque, il y a un retour aux disciplines, un retour aux catégories.
Tu lisais ma vie dans la paume de cette main et si tu lisais dans mon coeur tu y verrais ton image gravée pour toujours.
La nuit du destin est une nuit magique et spirituelle. Les croyants musulmans et les croyantes musulmanes scrutent le ciel divin pour y ressentir l'intensité de l'amour de Dieu en reconnaissance des efforts fournis durant le mois de jeun.
Il est possible de vivre sans se souvenir et de vivre heureux, comme le démontre l'animal, mais il est impossible de vivre sans oublier.
Le retour du fait religieux est un mouvement mondial, une lame de fond.
L'artiste nous apporte l'esprit, le milieu fournit l'image, et le drame de l'art tourne autour du point d'équilibre où cet esprit et cette image se voient contraints de s'accorder.
Le souvenir est un compromis : les hommes en usent pour se défendre...
Le poète est cet être très vieux et très neuf, très complexe et très simple qui aux confins vécus du rêve et du réel, du jour et de la nuit, entre absence et présence, cherche et reçoit dans le déclenchement soudain des cataclysmes intérieurs le mot de passe de la connivence et de la puissance.