Si sur la cage d'un éléphant tu vois écrit "buffle", n'en crois pas tes yeux.
Par amour pour toi, de la nuit je serai l'orpailleur À mettre autant d'étoiles dans tes yeux et dans ton coeur Elles me parlent de toi, me disent tous mes désirs fous Quand à la nuit venue, un soleil brille juste pour nous.
Ça se voit dans tes yeux que tu l'aimes, je le sais parce qu'avant tu me regardais comme lui...
Tes yeux sont le filtre par lequel l'instant peut devenir un souvenir, aussi te regarder par le reflet fera que je ne te porte aucun rêve.
La nuance de tes yeux est une saison de mon âme.
Tu es un voyeur. Ce sont donc tes yeux qui devront payer.
Lorsque je me tins devant toi, tel un miroir limpide, tes yeux plongèrent dans les miens et contemplèrent ton image. Alors tu me dis: «Je t'aime.» Mais en vérité, tu t'aimais en moi.
C'est pour vrai, je vivrai, je mourrai en t'aimant. J'en jure par la force et le pouvoir de tes yeux. Car le feu qui me brûle est celui qui m'éclaire.
Ferme tes yeux de chair pour contempler d'abord ton image avec l'oeil de l'esprit.
Je regarde en coin tes yeux qui font le pendant avec ses yeux merveilleux. L'enchantement, c'est surtout que tu sois indemne de sa miséricorde.
Tu as été sculptée à une proue,Le temps t'a corrodée comme eût fait l'écume,Il a fermé tes yeux une nuit d'orage,Il a taché de sel ton sein presque nu.
Je t'aime, - loin de toi ma pensée obstinée,Et, par l'instinct d'amour à l'amour ramenée,Reviens vers toi, voltige alentour de ton cou,De tes yeux, de tes seins, comme un papillon fou,Et, grisé de tourner dans ton cercle de femme,Reste des jours entiers sans rentrer dans mon âme...
Tel te parle qui regarde tes pieds, et non tes yeux.
L'iris de ton regard descendu sur ta face,Pour revenir à lui s'est parcouru sur toi,Mais au coeur de tes yeux expirait son espace,Dont l'astre le plus bas s'éclipsait dans ta voix.
Ainsi mon coeur. Ah ! Si, comme aux soirs de jadis,Tu plongeais dans mes yeux tes yeux de paradis,Va, tu n'y trouverais nul grand air ridiculeMais de l'amour, mais un amour de crépusculePâle et voilé, couché sur un cher souvenir,Qu'enivre, tristement, la douceur de mourir.
Quand j'les croise, même tes yeux sont à court d'argument.
Homme, n'enfonce point ton chapeau sur tes yeux ; fais parler ta douleur !
Glissons entre le ciel et l'onde,Glissons sous la lune profonde ;Toute mon âme, loin du monde,S'est réfugiée en tes yeux,
Immobile sur les coussins brodés, j'évoqueL'enchantement ancien, la radieuse époque,Et les rêves au ciel de tes yeux verts baignés !
Tes yeux ne me voyaient point ;Ils étaient enfuis loin, loinDe la terre ;Et je sentais, malgré toi,Que tu marchais près de moi,Solitaire.
Compte sur ce que tient ton pouce et ne compte pas sur ce que contemplent tes yeux.
Reste assis là et nie tout: le cigare entre tes dents, le jour dans tes yeux, la peau sous tes vêtements. Nie, nie, nie, et recueille-toi comme une bombe dans chacun de tes non, et ne t'arrête jamais d'être sur le point d'éclater, et n'éclate jamais.
Les yeux dans tes yeux, à genoux, j'aurais passé toute ma vie.
Tes yeux me souriaient... et je marchais heureuxSous le ciel constellé, nocturne et vaporeux,Pendant que s'entr'ouvrait, blancheur vibrante et pure,Mon âme - comme un lys ! - passée à ta ceinture.