Notre consommation carnée est indéfendable d'un point de vue éthique pour les animaux, d'un point de vue scientifique pour les émissions de gaz à effet de serre et d'un point de vue médical pour les effets sanitaires.
Aux Etats-Unis, le Physicians Committee for Responsible Medicine a évalué que les soins médicaux directement imputables à la consommation de viande dans ce pays sont compris entre 29 et 61 milliards de dollars par an.
Nous allons nous développer énormément - notre économie, notre consommation, au cours des années à venir... Mais les conséquences de cela sur les émissions vont être lourdes si nous ne changeons pas de cap.
Il est indispensable pour une société de consommation que ses membres soient cupides, ostentatoires, gloutons, envieux, gaspilleurs, égoïstes et inhumains. Nous sommes officiellement professeurs de moralité mais si nous devenions tous "bons" l'économie s'effondrerait.
On peut avancer que l'ère de la consommation étant l'aboutissement historique de tout le processus de productivité accélérée sous le signe du capital, elle est aussi l'ère de l'aliénation radicale.
André Gortz avait compris dès les années cinquante que les fléaux du capitalisme sont la publicité, qui pousse à la consommation inutile, et l'obsolescence programmée qui limite la durée de vie des appareils. On peut y ajouter le crédit, qui permet d'acheter sans cesse.
Gorz s'attache à montrer comment le système, pour se développer, crée artificiellement, notamment par l'omniprésence de la publicité, des besoins de consommation qui, faute d'être satisfaits, deviennent aussi obsédants que l'ancienne pauvreté.
Je suis pour la décroissance de la consommation d'énergie, la stabilisation de la population mondiale, la limitation de la consommation d'espaces fertiles, la décroissance de la consommation de métaux primaires. Mais cela ne fait pas nécessairement une décroissance globale.