Un de mes films préférés est «Big Fish», je pense que c'est un chef-d'oeuvre.
Voyait-il le matin poindre un sophisme protectionniste dans un journal un peu accrédité, aussitôt il prenait la plume, démolissait le sophisme avant même d'avoir songé à déjeuner, et notre langue comptait un petit chef-d'oeuvre de plus.
La plupart des réalisateurs ont un chef-d'oeuvre par lequel ils sont connus. Kurosawa en a au moins huit ou neuf.
On n'a guère vu jusqu'à présent un chef-d'oeuvre d'esprit qui soit l'ouvrage de plusieurs.
Un chef d'orchestre, c'est comme le conducteur d'une voiture : il tourne le volant doucement, quand il le faut, en anticipant, parce que s'il tourne le volant trop violemment, la voiture va dans le fossé.
Plus grande est la réussite, plus elle frise le ratage (comme un chef-d'oeuvre de peinture frise le chromo).
Ils diront sans pudeur du mal d'un chef-d'oeuvre parce qu'ils croient qu'on a l'air de s'y connaître quand on dit du mal d'un ouvrage - mais dire du bien, s'enthousiasmer, attention ! Ils ne veulent pas être ridicules.