Qu'est-ce que le bonheur ? Un émerveillement qui se dit à lui-même adieu.
Ses yeux restaient fixés sur les lèvres d'Hervé Joncour comme si elles étaient les dernières lignes d'une lettre d'adieu.
Adieu la Cour, adieu les dames,Adieu les filles et les femmes,Adieu vous dis pour quelques temps,Adieu vos plaisants passe-temps ;Adieu le bal, adieu la danse, Adieu mesure, adieu cadence,Tambourins, hautbois et violons,Puisqu'à la guerre nous allons.
Adieu amours, adieu gentil corsage, Adieu ce teint, adieu ces friands yeux. Je n'ai pas eu de vous grand avantage. Un moins aimant aura peut-être mieux.
Adieu, toi que j'ai tant aimée, que j'aime tant encore, toi qui as rempli pour jamais ma vie d'amour et de douleur. Adieu, je pleure en écrivant ce mot. Adieu... adieu !...
Adieu, ma douce fille, je repars dans quelques instants pour des contrées éloignées d'où je ne reviendrai probablement jamais, à cause de mon très grand âge...
Adieu à tous ! Au pays de l'étranger je me lève ou je tombe.
Adieu le temps qui si bon a été,Par seul amour.