Une angoisse seconde me prend, qui est d'avoir à décider du degré de publicité que je donnerai à mon angoisse première.
A mon avis, les généraux qui meurent à la guerre commettent une faute professionnelle.
Quand tu arrives à mon âge, tu trouves que la plupart de tes chers amis sont partis.
J'étais parfaitement « chez moi » dans ce travail. Il consistait à me situer ailleurs, à ne m'occuper que de ce qui était étranger à mon entourage et au public pour lequel j'écrivais. À me produire absent.
La critique, même lorsque vous essayez de l'ignorer, peut faire mal. J'ai pleuré sur de nombreux articles écrits à mon sujet, mais je continue et je ne m'y attarde pas.
À mon avis, la seule chose pire qu'une star de rock est une star de rock avec une conscience.
A mon époque, les opinions sont assez arrêtées. Il est peu probable que je voie ou entende maintenant quoi que ce soit qui puisse les changer.
La lettre jaunie où mon aïeul respectable,A mon aïeule fit des serments surannés.
J'étais un jeune homme avec des idées mal informées. J'ai jeté des questions, des suggestions, me demandant tout le temps; et à mon grand étonnement, les idées ont pris comme une traînée de poudre. Les gens en ont fait une religion.
Était-ce de l'irréflexion, voire de la frivolité, ce penchant à parler de tout et de rien, dehors, avec en revanche, parmi les siens, cette habitude de taire ce qui engageait sérieusement l'existence ? Non, à mon sens, et c'est pourquoi je puis parler d'un silence.
Un jour, je suis allée écouter Édith Piaf. Elle chantait sur les boulevards, au Théâtre de l'ABC. Je me souviens d'être restée collée à mon siège. Sa voix m'avait fait pleurer et les yeux et le coeur.
Je pense que comme n'importe quelle mère, elle était absolument sur la lune. Et en fait, nous avons eu une situation assez gênante parce que je savais que William avait demandé ma main à mon père mais je ne savais pas si ma mère savait.
J'espère rester immortel jusqu'à mon dernier souffle.
N'aimer personne c'est, à mon avis, n'être aimé par personne.
À mon avis, il y a un certain nombre de secteurs de gouvernement dont l'argent ne doit pas être dépensé.
Je vais défendre l'importance des histoires au coucher jusqu'à mon dernier souffle.
La faim a toujours été plus ou moins à mes côtés quand je jouais, mais maintenant je commençais à me réveiller la nuit pour trouver la faim debout à mon chevet, me regardant d'un air émacié.
Il y a trois choses, à mon avis, dont j'ai besoin chaque jour. L'une d'elles est quelque chose à admirer, une autre est quelque chose à espérer et une autre est quelqu'un à chasser.
À peine assise, je fus assaillie par une nuée de dragueurs qui se relayèrent à mon chevet. Le dragueur est le cousin du mendiant, il répond comme lui au principe de l'espérance statistique : il s'attache aux nombres, jamais aux personnes.
Mon océan s'arrache à mon vieil océan.Vautour après vautour, mon ciel se désaltère.Mon verbe cesse d'être un verbe en se créant.Le miracle et l'horreur sont toujours solidaires.
J'ai un rapport boulimique à mon travail.