En vérité, je ne voyage pas, moi, pour atteindre un endroit précis, mais pour marcher : simple plaisir de voyager.
Le voyageur doit savoir pousser l'art de l'indécision jusqu'à ce que la chance le rattrape.
Pour mon bagage intellectuel, je n'ai jamais eu besoin de porteur.
Le touriste est un vagabond qui a de l'argent.
L'homme : c'est un voyageur qui finit avec sa route.
Quand on lit le récit d'une vie "exemplaire" comme celle de Balzac, on arrive toujours au récit de la mort. A quoi bon ?
Mon coeur est toujours là dans la musique gospel. Il n'est jamais parti... Je vais faire un récit évangélique et dire à Jésus que je ne peux pas supporter seul ces fardeaux.
Le bon voyageur n'a pas d'itinéraire et n'a pas l'intention d'arriver.
Conduis-toi sur la terre comme un voyageur et comme un étranger que les affaires du monde ne regardent aucunement.
Le tourisme avec les sociabilités ludiques qu'il favorise, les images qu'il génère, est un dispositif d'appréhension graduée, codée et non traumatisante de l'extérieur et de l'altérité.