Seul ce que j'ai perdu m'appartient à jamais.
Je n'ai pas d'ordinateur. Je ne méprise pas du tout l'informatique, tous mes amis écrivent à l'ordinateur, mais moi j'écris mes articles avec un stylo et mes livres avec un crayon. C'est la seule névrose que j'ai : je ne dois pas perdre mon crayon. Je sais qu'un livre, c'est quatre crayons.
On va chercher dans les sectes un peu de cette chaleur que produisent les inquiétudes et les désarrois partagés dans un monde gagné par le froid de l'indifférence.
Parler du temps, c'est perdre son temps car on ne peut rien y faire.
Gardons-nous de cette manie, d'aimer mieux perdre un ami qu'un bon mot.
L'amour, il faut que ça se gagne et que chaque sacrifice accompli pour lui l'approfondît au lieu de l'amoindrir.
A Rome, les gens semblent aimer avec plus d'entrain, tuer avec plus d'imagination, se soummettre aux besoins créateurs plus souvent, et perdre le sens de la logique plus facilement que nulle part ailleurs.
C'est seulement à cause de ceux qui sont sans espoir que l'espoir nous est donné.
Parfois, il faut perdre quelque chose pour se rendre compte de sa valeur.
L'intelligence dans les chaînes perd en lucidité ce qu'elle gagne en fureur.