Fait peur au lion avant qu'il ne te fasse peur.
Le plus malheureux des gouverneurs est celui qui fait le malheur de ses administrés.
Les kamikazes visent le coeur avant l'esprit. Il y a une stratégie derrière tout cela : semer la terreur et le chaos, créer un maximum de désordre.
Pourquoi ce besoin angoissé de cause ? On se trouve ainsi ramené aux sources de l'étonnement schopenhauérien, mais les termes de la question se sont inversés : on ne se demande plus pourquoi il y a un monde, mais d'où provient le besoin de lui attribuer une cause.
La volonté ne consent au mal que par crainte de tomber dans un mal plus grand.
L'échec est si important. Nous parlons de succès tout le temps. C'est la capacité de résister à une défaillance ou à un échec d'utilisation qui mène souvent à un plus grand succès. J'ai rencontré des gens qui ne veulent pas essayer par crainte d'échouer.
La crainte de l'humiliation est l'ennemie du risque.
Je ne veux pas que la peur change de camp, que la présomption passe de celui qui trouble l'ordre public à celui qui le défend. Si nous acceptons cette facilité de l'esprit sous le coup d'une émotion légitime et partagée, la République bascule.
Il y a une émotion encore plus forte que celle de tuer, c'est celle de laisser la vie.
La vanité et la crainte du ridicule sont les traits les plus saillants du caractère français. C'est étrange, à coup sûr, la vanité étant neuf fois sur dix la source du ridicule.