La science, après tout, n'est rien d'autre que l'expérience.
Ceux qui manquent de courage trouveront toujours une philosophie pour le justifier.
La philosophie a cela d'utile qu'elle sert à nous consoler de son inutilité.
Il n'est pas facile d'imaginer à quel point un scientifique s'intéresse généralement peu au travail d'un autre, à l'exception peut-être du professeur qui le soutient ou de l'étudiant qui l'honore.
Le téléspectateur est un concept de statisticien, un être mathématique opérationnel dont notre époque use et abuse, et auquel on donne volontiers la plénitude d'une personne.
Devant le mal toute philosophie est inutile et, plus que cela : défaite.
La médecine est un ensemble de prescriptions incertaines dont les résultats, pris collectivement, sont plus funestes qu'utiles à l'humanité.
Notre consommation carnée est indéfendable d'un point de vue éthique pour les animaux, d'un point de vue scientifique pour les émissions de gaz à effet de serre et d'un point de vue médical pour les effets sanitaires.
L'objet de la philosophie est de commencer avec une chose si simple que ce n'est même pas la peine d'en parler et de terminer avec quelque chose de si paradoxal que personne ne veut y croire.
Si nous envoyions au fond de la mer toute la médecine que nous utilisons, ce serait tant mieux pour nous et tant pis pour les poissons.